‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 431 sur 486 · ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA NARCOTINE · texte numérisé non relu

ACTION PHYSIOLOGIQUE DE LA NARCOTINE

lorsqu*on provoque Texcitabilité réflexe. Sous Tinfluence des doses non toxiques, rirritabilité réflexe persiste pendant un temps plus ou moins considérable; et on observe, chez les mammifères, de l'insensibilité et de l'abolition de la motricité, en même temps que ces phénomènes convulsifs. Si l'on introduit dans l'économie une dose un peu forte de thébaïne, on voit survenir des convulsions, une accélération notable des mouvements respiratoires, des tremblements, du trismus ; la pupille est retrécie et se dilate pendant les accès convulsifs, comme cela s'observe iavec d'autres alcaloïdes, notamment avec la morphine; on constate une élévation thermique. Les nerfs moteurs et les muscles ne sont pas influencés. En un mot, vous voyez que l'action convulsivante de la thébaïne pourrait presque, à l'intensité près, se comparer à celle que nous avons reconnue à la morphine. Les nerfs sensitifs restent intacts, et l'anesthésie est surtout d'origine centrale. La thébaïne n'a pas de propriétés anexosmotiques ni soporifiques : elle produirait un myosis un peu moins intense que celui déterminé par l'ésérine et sans caractère spasmodique.

La narcotine est une substance convulsivante, faiblement toxique, qui n'est pas douée de propriétés analgésiques, ni anexosmotiques, ni soporifiques. Le seul point de vue auquel elle nous intéresse, c'est cette remarquable propriété fébrifuge, je devrais dire anti-périodique, en vertu de laquelle on l'a substituée au sulfate de quinine dans le traitement de certaines formes de paludisme qui ont cédé à l'emploi d'injections ou à l'absorption de potions au chlorhydrate de narcotine, alors qu'elles avaient résisté un temps plus ou moins considérable à la médication par la sulfate de quinine. (Voir page S04.)

Tous ces alcaloïdes que nous venons de passer en revue secondent, dans une mesure plus ou moins énergique, l'action du chloroforme ou des autres anesthésiques, et peuvent être employés au début de l'anesthésie, autant pour la faciliter que pour lutter, ainsi que je l'ai indiqué Tannée dernière, contre les accidents que peut déterminer l'hypno-anesthésie.

Je veux simplement, en terminant, faire ressortir la façon différente dont ces alcaloïdes réagissent sur les mouvements péristaltiques de l'intestin.

La morphine, en déprimant l'activité des centres cérébraux et en agissant sur la totalité de l'axe cérébro-spinal, détermine, comme nous l'avons appris, une dépression assez considérable du péristal-

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