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MÉTHODE DE SUPPRESSION RAPIDE

des stimulations dynamiques — sont encore les meilleurs modes de traitement; mais ce qui importe avant tout, c'est de soustraire le sensorium, à l'aide de distractions de toute nature, aux sensations qui Tobsèdent. A ce titre, la suggestion peut avoir de bons résultats, de même que pour provoquer le réveil de la volonté une fois la démorphinisation réalisée.

Pour réaliser efficacement la démorphinisation proprement dite, il paraît absolument indispensable que le morphinomane abdique complètement sa liberté entre les mains du médecin chargé de diriger sa cure et qu'il soit mis dans l'impossibilité absolue de se soustraire, directement ou indirectement, aux exigences de ce traitement. On parait à peu près d'accord, actuellement, pour préconiser la méthode de suppression rapide, c'est-à-dire en 6 à iO jours, en moyenne, à la condition d'observer certaines précautions. Je résumerai ce traitement de la façon suivante, principalement d'après les indications données par mon collègue le professeur Joffroy.

Au début, suppression de la dose de luxe et, s'il y a lieu, des causes d'intoxication surajoutée — alcool, éther, cocaïne, etc.; — conservation de la dose d'entretien, variant entre 30 et 60 centigrammes par jour. Pendant ce temps, observation attentive du malade; réglementation des piqûres, de façon à pouvoir gouverner en toute certitude l'administration de la morphine; repos au lit, qui est un excellent adjuvant de la cure; institution d'un régime alimentaire fortifiant et composé d'éléments facilement digestibles, nutritifs sous un petit volume. Ce dernier point est fort important, la démorphinisation s'effecluant d'autant plus facilement que la nutrition du sujet sera elle-môme plus parfaite : ce qui le rend d'une exécution parfois diffificile, c'est l'état de l'appareil digestif, qui laisse le plus souvent fort à désirer et que l'on doit s'attacher à ramener au type normal. L'état des reins, celui du cœur et de la circulation seront également l'objet d'examens approfondis.

La suppression de la dose d'entretien ne doit être tentée qu'après amélioration de l'état général, une fois que l'appétit est revenu, que le poids s'est accru, quel que soit le temps nécessaire pour cela, La suppression de la morphine, effectuée, suivant les cas, d'une façon plus ou moins rapide, sera réalisée tout à fait à l'insu du malade et de son entourage. Cette pratique est facilitée en utilisant pour les injections une solution assez étendue du chlorhydrate de morphine dissous dans

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