ACTION CHEZ L'HOMME
Textrait alcoolique qui porte le nom de résine de Gaslinel se montrent assez actifs chez les animaux : chez eux, on observe, à doses suffisamment élevées, des phénomènes de dépression intense, accompagnée de secousses convulsives; Thyperexcitabilité réflexe est toujours plus ou moins exaltée. L'essence détermine chez eux une action dépressive intense, avec une influence cérébrale et cardiaque souvent très marquée.
Quant aux efl^ets que détermine cette drogue chez Thomme, ce sont des eflets tout particuliers : la conscience est absolument conservée, et rindividu a le sentiment très net, très précis, de l'irréalité des hallucinations et des illusions auxquelles il est en proie. Sous rinfluence de faibles doses, on observe une tendance au mouvement, une action noosthénique et exhilarante tout à fait remarquable, bien plus accentuée encore que celle due aux petites doses d'opium. Si les doses sont plus fortes, alors survient le ralentissement de la respiration, l'accélération du pouls, des battements des tempes, la sécheresse de la bouche et de la gorge, une sudation très accentuée, de la diurèse déterminée exclusivement par l'ingestion abondante de boissons à laquelle on ne peut résister, un état nauséeux, quelquefois même des vomissements; et cet état s'accompagne de frémissements musculaires, de fourmillements dans les membres inférieurs, qui, au bout de quelque temps, sont glacés, engourdis et aflaiblis à tel point qu'il est absolument impossible à l'individu de rester debout.
Les doses élevées déterminent de la céphalalgie temporo-fronlale très intense, des bourdonnements d'oreilles, des palpitations avec une légère arythmie, et l'augmentation de la tension vasculaire se traduisant par la rubéfaction delà peau, la coloration de la face, des boufl<ées de chaleur; en même temps, les muscles, notamment les fléchisseurs pour les membres, et les muscles de la mâchoire parmi ceux de la face, sent agités de contractions spasmodiques. La dilatation pupillaire, qu'on ne peut obtenir directement par le contact de la résine avec Fœil, a été regardée comme symptomatique de la lésion des centres nerveux qui cause la stupeur. On observe aussi la constriction du pharynx et de l'œsophage, pouvant aller jusqu'à une difficulté plus ou moins complète de la déglutition, à l'aphonie, et môme à l'arrêt momentané des mouvements respiratoires. Les nausées et les vomissements qui accompagnent l'ingestion d'emblée