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OBSERVATIONS DE VAN HELMONT

isparates, à action contraire, se détruisant en partie ou s'anni-

complètement.

mettez-moi, à ce sujet, de vous rappeler brièvement quelles

avaient cours sur la valeur des substances médîcameni : ■ Les vertus des plantes sont leurs facultés vitales, écrivait ilelmont. On ne saurait donc trop respecter l'état naturel des es quand il s'agit de leur donner une forme pharmaceutique. > , lui l'action curative dépend des propriétés vitales, de VArchée plante.

joutait : ■ La chaleur détruit les tissus végétaux, altère leurs ft affaiblit leurs propriétés par une sorte de castration. Il faut

les lavages, les pulvérisations et les mélanges, mais surtout [jtion et la calcination ■ .

ce qui précède, nous pouvons déduire la part prépondérante attribuait aux agents physiques dans l'altération des Facultés I de la drogue. Cependant ses opinions n'étaient pas toujours !s; et, entre autres, celle regardant la dessicalion était loin

absolument vraie, car elle n'est vérifiée que dans certaines istances. La dcssication dépouille de la plus grande partie de ictivité certaines plantes, comme cela peut s'observer, par île, dans la famille des Crucifères : pour elles, la dessication ne l'huile essentielle sulfurée qui en est le principe actif. Pour ibiées, au contraire, on voit l'activité médicamenteuse de la ! assez notablement accrue par ce fait de la dessication. s ce qui est incontestable, et là les observations de Van Helétaient d'une parfaite exactitude, c'est l'action exercée par l'air, lière et la chaleur sur les substances végétales. Vous savez en que, sous l'inGuence de la chaleur, on détermine, d'une part, la lation des albuminoïdes, et cette coagulation peut entraîner es mailles du coagulum une quantité plus ou moins forte de la ince active du végétal ; d'autre part, l'application de la chaleur, it en présence de l'eau, peut déterminer des dédoublements, xydation, une hydratation, à la suite de quoi les principes ont plus ou moins complètement perdu leur activité primitive, 'aporafion, efTectuée même à basse température, élimine les

essentielles, les principes volatils, et dédouble les ferments; lirions maintenant les zymases.

I résulte donc que la structure moléculaire des principes actifs

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dont je parle en ce moment et, par suite, raction physiologique qu'ils peuvent déterminer, sont, dans une très étroite mesure, sous la dépendance des agents physiques. De ce fait nous avons des preuves absolument certaines, et je ne vous en citerai que quelques-unes pour fixer vos idées à cet égard.

Vous savez qu'il existe trois acides phényl-sulfureux que la théorie prévoit et que Texpérience permet de préparer. De ces trois acides qui, en raison de leur constitution, portent les noms d'acides ortho meta, et para-phényl-sulfureux, un seul, le dérivé ortho, jouit de propriétés antiseptiques énergiques : les deux autres sont inertes à ce point de vue. La chaleur seule suffit à transformer le dérivé ortho et à lui faire perdre sa valeur comme antiseptique.

Il en est de même pour les acides oxy-benzoïques ; mais ici l'intervention personnelle de la molécule du corps permettant de faire la synthèse de cet acide oxy-benzoïque se montre avec toute la rigueur et la netteté désirables. Vous savez que lorsqu'on fait passer un courant diacide carbonique dans une solution sodique de phénol, on obtient ainsi l'orthoxy-benzoate sodique, qui n'est autre que le salicylate de soude : ce composé jouit de propriétés médicamenteuses extrêmement actives ; c'est un corps non seulement actif au point de vue médicamenteux, mais qui possède même une toxicité bien loin d'être négligeable. Eh bien, si, dans cette synthèse, nous remplaçons la soude par de la potasse, au lieu d'obtenir le même corps, le salicylate de potasse, nous aurons au contraire un composé qui sera le paroxybenzoate de potasse, un corps qui ne possédera plus les propriétés thérapeutiques du premier et dont l'activité toxique sera tellement affaiblie qu'on peut dire qu'elle est à peu près nulle : la toxicité de ce composé parait seulement fonction de la quantité de potasse qu'il renferme.

Nous savons également, d'autre part, que la chaleur suffit pour transformer certains corps simples et déterminer la formation d'états allotropiques, d'où dérive une inactivité complète sur Torganisme des modifications ainsi réalisées. Je fais allusion en ce moment au phosphore. Vous savez que le phosphore blanc constitue une substance toxique dont l'énergie est extrême, et que, sous l'influence d'une élévation de température de 250", on obtient une modification allotropique de ce corps, modification qui constitue le phosphore rouge, lequel est absolument dénué de toxicité et agit tout simple-

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