‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 66 sur 486 · PHÉNOMÈNES PSYCHIQUES SECONDAIRES · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES PSYCHIQUES SECONDAIRES

et de motilité, — il semblerait que cette stimulation ne puisse être accomplie qu'au prix de la dépression intense des fonctions végétatives, les oxydations, les mutations organiques, les phénomènes de Dutrition : on pourrait presque dire, pour employer une tournure de phrase qui peigne ma manière de voir, que Téréthisme nerveux use les autres appareils comme la lame use le fourreau, suivant cette expression, cette image consacrée par Tusage.

Ces médicaments, je les restreindrai à trois principaux : Talcool, lopium et le chanvre indien. Ce sont des substances qui, suivant les eircoDstances dans lesquelles elles seront appliquées, pourront déterminer de simples phénomènes de stimulation; ou amener Thypnose, tu même titre que les médicaments hypnotiques dont nous venons de terminer Tétude; ou bien encore provoquer des phénomènes d'intoxication aiguë ou d'intoxication chronique, comme je le faisais pressentir tout à l'heure.

On pourrait, à la rigueur, joindre aux trois substances que je viens d'énumérer le groupe des caféiques ; mais je crois qu'il est bien préférable de l'en distraire, et voici les raisons qui me paraissent justifier cette manière de voir. Si les caféiques déterminent, ce qui est incontestable, une stimulation nerveuse, une excitation des fonctions cérébro-spinales analogue à celle que déterminent la plupart des médicaments que je viens d'énumérer, il est absolument certain que le mécanisme par lequel se fait cette stimuktion est très différent du mécanisme qui préside à la stimulation exercée par l'alcool, l'opium et le chanvre indien. Çà n'est pas, en effet, par suite d'une action particulière exercée sur les éléments nerveux par les caféiques que ces substances provoquent principalement les phénomènes qui caractérisent leur action physiologique, — je dis principalement et je souligne cet adverbe — c'est surtout par une modification apportée dans la circulation des centres nerveux que ces substances déterminent leurs effets sur le système nerveux : aussi, à mon sens, le groupe des caféiques est-il bien plus à sa place avec les modificateurs cardiaques et les stimulants musculaires, et c'est dans cette classe que, pour ma part, je crois devoir le placer, tant pour obéir à l'orientation qui doit servir de guide à la classification que j'ai adoptée, que pour bien mettre en relief ce qui caractérise leur action physiologique la plus intense et la plus efficace.

Quelques considérations me paraissent nécessaires avant de com-

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