TRANSFORMATIONS DANS L'ÉCONOMIE
intenses, dont le plus grave consiste dans la paralysie du système nerveux, la mort survenant par la paralysie du bulbe.
Ce sont là des faits absolument vérifiés, comme nous allons le voir.
Deux physiologistes italiens, Lussana et Albertoni, reprirent encore une fois, en 1874, les expériences dont je viens de citer quelques auteurs et arrivèrent à ces conclusions qui sont à peu près les mêmes que celles que je viens d'indiquer, savoir : que Talcool est éliminé, pour une très petite proportion, en nature ; que la majeure partie se transforme en eau et acide carbonique dans Téconomie; et, point important qui va se trouver vérifié par des observations encore plus exactes que je vais citer dans un moment, qu'il ne se formerait probablement pas de produit intermédiaire à cette combustion totale, ou, du moins, que ce produit n'est ni l'aldéhyde, ni l'acide acétique.
Beaucoup d'expérimentateurs cherchèrent à contrôler les observations que je viens d'indiquer, et tous arrivèrent à peu près à confirmer, dans une certaine mesure, les observations de Bouchardat et de Sandras; tous reconnurent que l'alcool s'élimine en nature lorsqu'il est ingéré en quantité assez considérable et qu'au contraire, lorsqu'on en a introduit par une voie quelconque dans l'organisme une quantité assez faible, il subit une transformation plus ou moins complète, et il est impossible de mettre en évidence soit l'alcool, soit l'un des premiers produits de transformation que nous obtenons dans les laboratoires, c'est-à-dire l'aldéhyde ou l'acide acétique. C'est ainsi que Subbotin et Voit montrèrent que, cinq heures après l'ingestion, il s'éliminait, lorsque la dose ingérée était assez considérable, une proportion d'environ 2 p. 100 par les reins et 5 p. 100 par les poumons et la peau. En vingt-quatre heures, 16 p. 100 seulement d'une quantité un peu considérable ingérée en une seule fois avait été éliminée par les poumons. Il en résultait évidemment qu'une assez notable proportion de cet alcool avait dû être transformée en produits qui avaient échappé à l'analyse. Binz nia l'élimination pulmonaire des. petites doses, et pour lui, quand la dose était suffisamment faible, c'est-à-dire quand elle se rapprochait des doses que nous appellerons plus tard les doses hygiéniques, il n'y avait aucune élimination d'alcool ni de ses produits de transformation par le poumon ; il soutint que si l'on pratiquait le lavage soigneux de la bouche après l'ingestion de petites quantités d'alcool, il était absolument