‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 21 sur 130 · VI. EFFET PHYSIOLOGIQUE ET EFFET THKRAPHUTKIUB · texte numérisé non relu

VI. EFFET PHYSIOLOGIQUE ET EFFET THKRAPHUTKIUB

temps plus ou moins long l'etfet ceBse ; l'élément organique retourne à l'état normal ou au „8tatu quo unte", à moins qu'un ébranlement trop violent n'en aît provoqué la mort. Nous remettons à plus tard la discussion de la question de savoir ce qui se passe durant le contact intime de l'élément organique et du médicament et quels processus intimes accompagnent la réaction ; mais nous voûtons traiter ici sur le champ deux autres questions qui affectent «u rapport étroit avec celle de l'action médicamenteuse.

La première de ces questions est celle-ci: les divers processus physico-chimiques et biologiques, dont le résultat final s'appelle l'artion médiranienkuse , trouvent-ils aussi leur expression dans des modifications conatatables lies èthumls hhtohgiques dont se composent les organes ou les groupes d'organes ? La réponse k cette question me semble assez difficile à fournir. Personne ne contestera que l'action des caustiques sur les différents éléments histologiques, que l'action déshémoglobinisante de toute une série de substances , ne s'accompagnent de modifications sensibles dans la structure histologique. Mais, dans ces cas, il s'agit, strictement parlant, d'une destruction violente et non d'une action thérapeutique. Or si nous disons que la solution de la question posée est éminemment difficile, nous n'avons en vue que Ifs modifications de lu structure htstologique pmdmt Vaetion médicamenteuse ou toxique pasuagire. Les observations de BiNZ , RosSBAcH et Rankk , qui constatèrent daus le protoplasme des cellules ganglionnaires du cerveau et de la moelle, sous l'influence du chloroforme et des anesthésiques , comme aussi de divers alcaloïdes , des changements de structure se rattachant à la coagulation de l'albumine, ces observations, permettezmoi de vous le dire, me sennblent peu démonstratives au point de vue qui nous occupe. Des changements survenant dans des coupes microscopiques de certaines parties du système nerveux central, c'est-il-dire de parties mortes, soumises sous le microscope même à l'influence des moyens anesthésiques et narcotiques, ces changements ne sauraient avoir plus de valeur que celle d'une réaction microchimique ordinaire. Rien n'est venu démontrer jusqu'ici, et il est même éminemment invraisemblable, que dans l'action médicamenteuse il s'agisse d'altérations aussi grossières ou que les effets narcotiques et anesthésiques soient liées à des modifications aussi importantes de la structure histologique. Dans ces conditions d'ailleurs la disparition totale de l'etfet, qui caractérise avant tout l'administration des narcotiques et anesthésiques , serait tout à fait incompréhensible. Ce n'est pas à dire toutefois, que la texture morphologique intime de la cellule nerveuse ne puisse subir certaines modifications que nous ne parvenons pas t démontrer objectivement par nos moyens d'exploratii

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