CHANGEMENTS MORPHOLOGIQUES
actuels. La modification médicHmenteiiae et toxique n'est qu'une modification fonctionnelle et celle-ci entraîne une modification trophique et morphologique, comme Arkdt l'a fait bien ressortir dans ses belles considérations sur les nerfs trophiques, comme Cavazzani l'a encore démontré récemment à l'égard de l'influence de l'excitation du nerf coeliaque sur l'apparence histologique des cellules hépatiques. Ces modifications morphologiques marchent de pair avec l'état de repos et l'entrée en fonction de l'élément physiologique. Notons encore comme preuve en faveur de cette modification morphologique que beaucoup de médicaments ont une action chronique . c'est-à-dire qu'administrés durant un certain temps , même à dose médicamenteuse , ils parviennent à entraîner des modifications trophiques et morphologiques durables. Dans la question de ces changements morphologiques il importe surtout de spécialiser. Chaque tissu est un tissu ^sui generia". Ainsi les faisceaux musculaires primitifs, les cellules glandulaires, dont la fonction amène une variation de leur apparence morphologique, soumises à l'influence de médicaments capables de les faire passer du stade de repos au stade fonctionnel ou vice-versa, manifesteront dans ces conditions changements connus et habituels de leur texture. Nous ne pouvons abandonner cette question sans avoir appelé Te iitt«ntion 3ur les intéressantes observations de Gaule et RBER . quoiqu'elles exigent encore , à notre avis , à bien des iuts de vue, de nouvelles confirmations. Gaule étudia l'influence exercée sur les globules rouges par la pipéridine, un corps que vous connaissez déjà. Il constata que cette substance, introduite dans le sang des mammifères , finissait par faire succomber l'animal servant à l'expérience. Il reconnut le même effet aux dérivés ih substitution de la pipéridine , dans lesquels l'atome d'hydrogène était remplacé par une, deux ou trois fois par le radical CH,, Un de ces dérivés de la pipéridine, où deux atomes de H sont remplacés par CH, , porte le nom de hipétidine [C, H, {CHJ, NH] et dérive de la lutidine. Le globule rouge du sang, persistant comme tel, laissait sortir aous l'influence de ce corps des gouttelettes de son contenu que l'on voyait nager dans le plasma sanguin. Or il constata une différence nette dans le nombre de gouttelettes d'après qu'on faisait usage de pipéridine ou de lupétîdine. Leur nombre était sensiblement plus grand sous l'influence de la lupétidine, de sorte que l'on pourrait conclure de ces faits que la nature de la modification des éléments morphologiques serait influencée par le nombre d'atomes ou de groupements atomiques actifs, que renferme le médicament Mais cette conclusion me paraît, au moins encore à cette heure, trop i>eu fondée.
U noua reste encore maintenant à traiter une seconde question