‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 31 sur 130 · MUQUEUSES DES VOIES GÉNITO-URTN AIRES ET RESPIRATOIRES · texte numérisé non relu

MUQUEUSES DES VOIES GÉNITO-URTN AIRES ET RESPIRATOIRES

'contre la muqueuite vaginale, surtout quand elle a subi certaines altérations pathologiques, peut être l'intermédiaire d'une résorption manifest*^ C'est ce que, entre autres, des cas répétés d'empoison-

Fment par le sublimé corrosif, observés dans la pratique gynélogique et obstétricale, sont venus démontrer. La muqueuse des bronches et de tout l'appareil de la respiration représente, sans conteste, une des voies les meilleures et les plus sûres pour faire passer dans le sang des proiinils gazeux et Folatils. L'immense surface, qu'offre le territoire des capillaires pulmonaires, nous fait comprendre aisément, que l'inhalation de substances volatiles doit être mise sur le même rang que l'entrée directe dans le sang d'une grande quantité de ces substances. C'est ainsi que s'explique Ve-ffet sûr et rapide du chloroforme, de l'éther, du protoxyde d'azote etc., inhalés avec l'air atmosphérique. La muqueuse des voies respiratoires ne nous sert que rarement à l'application des médicaments à l'étal liquide, du moins pour autant qu'il s'agit de la trachée et des bronches. N'étant recouverte que d'une fine couche d'épithélium vibratile, elle est pourtant très favorable à la résorption. Claude Bernard a particulièrement appelé l'attention sur la grande activité ré.sorhtinte de la muqueuse trachéale. Sur sa l'ccommandation des médecins français d'Alger ont pratiqué , à diverses reprises et avec grand succès , dans des cas graves de fièvre intermittente, accompagnée de symptômes menaçants, l'injection dans la trachée de quelques centimètres cubes d'une solution plus ou moins concentrée de quinine. Ils se servaient à cet efifet d'une seringue à injection dont la canulo effilée était introduite dans la trachée à travers la partie antérieure de l'espace laissé entre deux anneaux trachéaux. L'injection ne provoqua pas de toux (nous connaissons la faible sensibilité de la paroi postérieure de larauqueuse trachéale via-à-vis d'irritations portées surelle)et l'on vit se manifester rapidement l'effet curateur de la quinine. Depuis ce temps toutefois on a vu s'étendre l'usage de l'injection hypodermique, qui nous permet de faire passer rapidement, d'une manière plus simple et plus appropriée, les substances actives dans le courant sanguin et le.i injections in tra- trachéales sont tombées de plus en plus en pbli. En tout cas les expériences récentes, instituées par Botey. établi de nouveau que ce mode d'administration mérite toute 1 attention, et qu'on peut injecter en une fois sans danger des les de 25 à .50 ce. de liquide dans la trachée. Notre confrère iDÇais, entre autres, a réussi &, obtenir un effet thérapeutique injectant dans la trachée, chez une femme syphilitique, '"es 25 ce. d'une solution d'iodure de potassium

, située an dessus des vraies cordes vocales ,

92 VII. INFLUENCE DU LIEU d'aPPLICATION SUR LA RESORPTION.

sert d'autre part bien des fois comme lieu d'application médicamenteuse. On y applique les remèdes, soit à l'état liquide, soit à l'état solide , dans le but exclusif d'obtenir des efifets locaux. Dans ces cas d'application il peut de même s'opérer un passage dans le courant sanguin. L'on fait souvent en outre, pour remédier à des états pathologiques , inhaler par l'appareil respiratoire de la vapeur d^eau^ chargée de solutions médicamenteuses dans un état de division extrême , à Véfat pulvérisé. La pulvérisation se fait dans un petit appareil, qui se rapproche, on ne peut mieux, d'un soidisant pulvérisateur d'eau de Cologne. Le but , que l'on se propose en employant cette méthode , est de porter ainsi le remède sur la muqueuse respiratoire située en dessous des cordes vocales; mais on ne l'atteint guère. Les fines gouttelettes entraînées par la vapeur d'eau, n'arrivent en général pasplu^ loin que jusqu'aux cordes vocales elles-mêmes. La résorption peut également s'opérer sur la muqueuse située au-dessus des cordes et elle est même plus intense qu'on n'admet généralement, au niveau de la muqueuse buccale.

Si la muqueuse de l'appareil génito-urinaire semble en général n'être capable de résorption qu'en cas de lésion, la muqueuse respiratoire au contraire en est capable à l'état normal. La vitesse d'absorption par la muqueuse trachéale dépasse même celle de la plupart des autres m'embranes épithéliales.

Nous connaissons encore, comme localités servant à l'application externe des médicaments, II. la peau III. le tissu cellulaire souscutané et IV. le sang. Nous traiterons de ce sujet dans la leçon suivante.

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