‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 37 sur 130 · IX. MODIFICATION DES MÉDICAMENTS DANS L'OUGANIRME · texte numérisé non relu

IX. MODIFICATION DES MÉDICAMENTS DANS L'OUGANIRME

défier do In méthode qui consiste à rapporter à l'organisme \ivai les conclusions qui découlent d'expériences in vitro. Si on introduit dans un tube à réaction un mélange de sang et de chlorates â la température du corps , on constate , déjà au bout de peu de temp3, qu'une partie du chlorate a été réduite eu chlorure ; le sang est devenu noir et l'oxyhémoglobine s'est transformée en méthémoglobine. On en a déduit que les mêmes processus de réduction s'accomplissent à l'intérieur de l'organisme pendant la vie , tandis qu'eu réalité cette réduction ue se manifeste guère dans ces conditions. Actuellement tous les expérimen tatou rs se sont ralliés à la manière de voir que nous avons toujours défendue , d'accord en cela avec des auteurs français (Isambert et d'autres), à savoir que dans l'organisme vivant le chlorate ne se transforme pas en chlorure. Ce n'est que lorsque le sang a perdu ses attributs physiologiques ou que les corpuscules sanguins sont détruits ; ce n'est qu'aux approches de la mort , ou bien encore après la mort , que cette réduction s'aucompht; dès lors elle ne saurait passer pour une réduction produite par le sang vivant. Je n'en voudrais pas dire autant de la réduction des iodates en iodures — fait avancé par BiNZ et rais récemment de nouveau en avant par Rchemann à propos de l'emploi de l'acide iodique et des iodates en thérapeutique. C'est un fuit ineonteatable que l'urine contient des ioduPûB après l'administratiou d'iodates. Tout porte pourtant à croire que cette réduction se fait soit à l'endroit de l'application, soit à celui de l'éliioination; et il n'y a aucune preuve concluante qu'elle se passe daus le milieu intérieur de l'orgauisme.

c. Existe-t-il , en dehors de l'endroit d'application , dans le sang et les tissus, des processus de dédoublement en vertu desquels les médicaments administrés se trouvent transformés ? Vous connaissez l'opinion de Schmikdeberg , qui prétend que dans un grand nombre d'organes on rencontre ce qu'il appelle un histozyme , capable de provoquer des phénomènes de dédoublement. C'est ainsi , par exemple, que les sels de l'acide hippurique seraient transformés avec une grande facilité par cet histozyme en acide benzoïque et glycocoUe. Dans ces expériences il n'est encore une fois pas suffisamment tenu compte de ce qui se passe dans l'organisme vivant. Cela résulte à toute évidence d'une série d'expériences instituées par le Dr. van der Velde et par moi. L'acide hippurique ne subit aucune altération dans l'organisme vivant. Mais cette transformation s'accomplit dans des urines alcalines , en voie de putréfaction ou albumineuses, ou bien dans des organe l'on mot en présence de l'acide hippurique en dehors àr Elle s'opère sons l'influence d'un ferment encore iac cela avec une telle facilita que l'on ne saurait pi

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