PROCESSUS HE DEDOUBLEMENT
sautions trop mimitieusea pour exclure toute cause d'erreur. Les mêmes considérations .mutatia rautandis" s'appliquent à un ttutre processus de dédoublement , grâce auquel Liebreich crut explil'quer l'action hypnotique de l'aldéhyde trichloracétique (CCl^ — lOOH, chloral), et qu'il fut le premier à signaler. En dehors de l'organisme le chloral se dédouble avec la plus grande facilité , sous l'influence des alcalis ou des carbonates alcalins, en chloroforme et en acide formique:
CCI, - COH + KOH = CHCl, + COH. OK.
Liebreich en conclut que le même phénomène devait se passer dans un milieu alcalin comme le sang. Et quand ses expériences sur les animaux et sur l'homme lui démontrèrent l'action hypnotique du chloral , il attribua celle-ci à l'eflèt du chloroforme mis en liberté dans le sang. Cette hypothèse, destinée à expliquer l'action du chloral, s'est montrée fausse d'un bout à l'autre. Bien loin de se dédoubler dans le sang ou dans les organes, le chloral se combine, crfhime nous le verrons bientôt, avec un groupement atomique compliqué, de manière à donner lieu à- la formation d'un nouveau produit synthétique , l'acide urochloralique. Liebreich lui-même qui dans ces derniers temps a tenté d'expHquer l'inallérabilité du chloral dans l'organisme vivant en admettant l'influence, dans les phénomènes chimique.^, de ce qu'il appelle la zone neutre, est actuellement convaincu, comme il résulte de cet effort, du fait que le chloral ne subit aucun dédoublement dans l'organisme vivant. Mais lorsqu'il ne pouvait plus citer le chloral comme exemple des processus de dédoublement dans l'organisme vivant, il s'est efforcé de rechercher d'autres composés qui subis- .■îent réellement de pareils dédoublements dans le sang. Or, il est parvenu effectivement à en découvrir un certain nombre. Par exemple, le sel de Schlippe ou sulfure double de pola/isium et d'antimoine ^ est décomposé par CO, en sulfure d'antimoine (Sb. S,) et en Aydrogh\e sulfuré. Un dédoublement analogue se produit dans le sang chargé d'acide carbonique, de manière qu'en administrant du sel de Schlippe â des animaux , on peut les voir succomber à une intoxication par l'hydrogène sulfuré mis en liberté. D'une manière analogue, l'acide carbonique décompose, aussi bien è. l'intérieur qn'en dehors de l'organisme, les sWb alcalins de l'acide Ifoearbonique') et les ."iels de Vacidt xanthoffénùjue ') , avec mise liberté de sulfure de carbone. Aucun des trois composés que
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