PROCESSUS SYNTHETIQUE
08 setorme pas la moindre trace de benzamide , tandis que ce dernier composé se produit chez le chien. L'acide «-naphtoïqne passe sans être altéré dans les uriiios des lapins, tandis que l'acide fJ-naphtoïque se combine au glyeocoUe; chez les chiens c'est au contraire l'acide «-uaphtoïque qui se combine au glycocolle, et l'acide ,i-naphtoïque qui reste inaltéré. Cliez les oiseaux , après l'inffestion de furfurol, on ne voit pas se produire d'acide furfuracrylique. De pareilles différences dans la nature des processus synthétiques peuvent-elles s'observer chez des individus difiFérents appartenant à une mémo espèce animale, d'après le mode antérieur d'alimentation et d'après d'autres conditions ? Cette hypothèse me semble à priori parfaitement acceptable; mais comme aucune expérience précise n"a été instituée dans cette direction , je crois que nous ne pouvons pas encore nous prononcer à ce sujet. On a essayé — et c'est sur ces essais que je désire attirer votre attention avant de terminer cette conférence — de reproduire fidèlement en dehors de l'organisme les processus synthétiques qui s'accomplissent dans son intérieur. Il est évident que dans ces expériences on ne peut employer ni des températures élevées, ni des acides forts; la température moyenne du corps est nécessaire, et il faut en outre recourir aux agents dont l'action est lente, de manière à réaliser le plus fidèlement possible, les conditions dans lesquelles ces phénomènes de synthèse s'accomplissent dans l'organisme. La synthèse qui s'accomplît le plus facilement en dehors de l'organisme sous ces conditions est celle de l'acide snlfocyanique en partant du cyanogène ou de l'acétonitrîle. Ou n'a en effet qu'à mettre ensemble du sulfure de sodium avec de la potasse solide et de l'acétonitrile, à une température de 40° C. , pour obtenir la formation de sulfocyanate. La seule condition nécessaire pour faire réussir la réaction c'est l'absence de l'eau. Une seconde synthèse, qui réussit encore facilement en dehors de l'organisme, est celle par laquelle le méthyle est fixé sur le tellure. HoFMKisTER uous a apprîs qu'il sulfit de mettre ensemble à la température ambiante de la chambre un tellurite et certains organes glandulaires, notamment le testicule dos poissons à l'état frais, pour obtenir la méthyliaation. Ici encore la présence d'eau, d'une solution physiologique de se! marin , entrave la synthèse. Une troisième synthèse a été tentée, par Marué, pour l'arbutine '). Il la laissa digérer, à la température de 36 — 40° C. , avec une solution diluée de sulfate de soude, en présence de l'émulsine. Au bout de quelques heures, Marmé a vu se pro-
') GlycoMde j> formule C„ H.jO,, ■Iroqninoiie (v. p. 111).
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