WLCESCË DE LA MENSTRUATION, ETC., DU TRAVAIL. IDIOSYNCRASIE
""qui ne sont exposés à fatiguer ni leur corps ni leur esprit, ce facteur étiologique n'a pas une trèa grande valeur pratique.
Il nous reste à parler de certaines variations individuelles dont la nature nous échappe ou que, au moins jusqu'ici, noas ne parvenons pas à rapporter à des différences tangibles bien précises dans l'organisation individuelle. De même que divers individus, ou le même individu à des époques assez rapprochées l'une de l'autre , manifestent vis-à-vis des agents extérieurs, tels que les agents infectieux , le chaud et le froid , etc. , une seasibilité très variable , de même ils peuvent être influencés d'une manière très diverse par le même médicament. Les deux états diamétralement opposés, qu'on peut observer dans ces conditions et qui forment un contraste frappant, sont l'idiosi/ncraaie {de ïdiog, propre et ffûj-apitsif , mélange ; donc une sensibilité considérablement exagérée) et VimmutiUé (in-
ûérabilité).
> Vidiosyncrasie vis-à-vis des médicaments , à laquelle nous nous
fêterons en premier heu , se manifeste d'une manière variable. j disons qu'il y a idiosyncrasie dans les cas suivants : Quand des doses très faibles d'une substance chimique dêler-
tnettt déjà une action aussi intense que celle produite normalement ■ fies doses beaucoup plus élevées; de sorte, que l'administration de 1 ou 2 milligranimea d'uno substance provoque dans un organe déterminé un efifet qui n'est obtenu en général qu'à la dose de 20 milhgramraes,
b. Quand l'action recherchée par l'administration du médicament s'accompagne d'autres phénomènes, qui rentrent, il est vrai, dans le cadre de son action physiologique, mais qui en général n'apparaissent qu'à la suite de doses supérieures à celle que l'on a administrée. Dans l'action réciproque qu'exercent l'un sur l'autre le médicament et l'organisme, un certain nombre d'organes ou d'appareils se distinguent toujours par une plus grande affinité pour le médicament administré. Quand les médicaments en question sont administrés à |>etite dose, ce sont uniquement les organes ou les appareils possédant cette affinité spéciale qui se trouvent influencés; mais si on va en élevant la dose, le nombre des organes, dont l'activité fonctionnelle est modifiée, s'accroît au fur et à mesure. Dans le cas particulier de l'opium et de la morphine, ce sont les cellules ganglionnaires de l'écorce cérébrale, les appareils nerveux qui règlent la péristaltique intestinale et le centre respiratoire, qui présentent une sensibilité spéciale, et l'effet thérapeutique auquel nous visons se rapporte en général aux organes en question. Seulement si la quantité d'opiima ou de morphine administrée est augmentée graduellement, d'autres parties du système nerveux se trouvent in- I, telles que le centre du vomissement, le centre réglant
144 XI. COMPLËXION DE l'oRGANISMK ET