‹ Lecons de pharmacotherapie v. 3, 1905Chapitre 64 sur 130 · TV. ORDONNANCÉS ET ART DR PRB9CRÎR · texte numérisé non relu

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quantités pondérales ou plus faibles ou plus considérables. On a eu recours à toutes espèces d'artifices dans le but d'éviter ces inconvénients. Les verres, où une graduation indique les quantités en poids, pas plus que les compte-gouttes, ne sont autre chose que des mesures volu métriques; il en est de même des petits vases coniques en verre , recommandés par le docteur Aghina, de Hoom, Cependant les inconvénients que nous venons d'indiquer ne présentent pas une grande importance, puisque, pour les médicaments héroïques, le médecin peut choisir une forme solide, qui permet un dosage rigoureux.

Un autre point, relatif à l'indication du mode d'emploi et sur lequel insiste le docteur Aghina, mérita paiement de fixer notre attention. En prescrivant de prendre le médicament toutes les heures ou toutes les deux heures, etc. «on laisse, jusqu'à on certain point , le malade libr^ de fixer lui-même le nombre fois gu il prendra U méiii^viment tians !a joHmee ; en eflfet , tel malade prendra son motlio^iment dès la pointe du jour, tandis que tel autre ne commenoera que beaucoup plus tarvl: celui-ci cessera tôt dans la soirée, celui-là ne cessera qu"à la nuit. En général il est donc préfénible qxie le méxWin indique le nombie de fois que le médicament doit êtï>e pris Â^ns la j&ttrtu^^ et pi>éviaine ainsi toute inoertitude à ce sujet.

Avant de vous parler de notre à4spmsaiioK pianMkxai/ig»^ , c'està-iîire de la forme sous laquelle les médicaments peuvent être administrée, je désire m'arrèter quelques inslatnts à la manière dont les mé«îecins homéopathe? et dosimèfcres font leurs ordonnances. Dans les deux cas, la tâche du pharmacente n^est guère difficile.

Pr.nr p«>ssé«1er Tart de prescrire, les médecins homéopathes n'ont à connaître qne les ,.Uressenzen'' eî le? ^Urtàncturen" comme médic>ïmonts< liquides, et le? tritnration> eî les rrlobules c^mme médicament? solides. De nos jours, le? médecins homéopathes ont une tendance à ahandonner de plu? eri plu? la doctrine de HahkbmaNX, en vertu do laqnelU nn mêrlicHmenî airirait sur l'organisme aveo d'autant plu? d'énorcie, st^rait d'autant plus conforme an ^similia similibu?" M, qu*il est administn- sous une forme plus diluiV, on, s<^lon son oKpn^'ssion , qu'iî csî porté à une plus hante puissîuuv (10 fois dilur — - puissîinci déiMmale, 100 fois dilué = puissance «vutéximnloV OepiM^dant cert^nne? pharmacies homéopathiques, telle qno celle de S<^hw abf A Leinziir, fournifwent encore des médicaments à un ér^u n^marquahlement dilué. Pour Tusage

* Lfc <îpri«^ ^ir l'hompoputhe wt , cy«in?ne vmïn vons 1o rappelez ; ^similia siBiiHbBi*^ pe- opposition ù eeUe <^e^ eUofUth^: ^povitmm p<mtT«rii>'\

PRESCRIPTION HOMEOPATHIQUE ET DOSIMETRIQUE.

interne , les homéopathes se servent de préférence d'une forme unique, celle de petites boules sucrées ou globules. On commence par broyer et mélanger intimement le médicament à administrer, qui souvent est totalement insoluble, avec du sucre de lait; la trituration ainsi obtenue est en même temps une dilution au lOi"» ou au lOOrae. Après que cette manipulation a été répétée un certain nombre de fois, la poudre est dissoute dans de l'alcool à 70"/, dans ta proportion de 1 sur 10, puis ultérieurement dilué. Parfois on prépare des ,Urtincturen" en additionnant des plantes médicinales desséchées et réduites en poudre fine, de 10 fois leur poids d'alcool, de manière à en préparer un extrait. Parfois encore on prépare des „Ure9senzen" en broyant et en pressant les parties des plantes, dont on remplace le suc par l'extrait alcoolique de ces mêmes parties; ces „Uressenzen" servent à leur tour à préparer de nouvelles dilutions grtlce à l'addition d'alcool à 70"/^. Une fois qu'on a atteint la dilution désirée , on en asperge les „8treukûgelcben", composés de sucre et d'amidon, qu'on délivre dans de très petits tubes (sur lesquels on peut lire, par exemple, Arnica 4 D i= puissance décimale; Arsenicum 6 D etc.). Le malade doit dissoudre 4 à 10 de ces granules ou même davantage dans un verre d'eau, dont il prendra une cuillerée à soupe ou à café un certain nombre de fois par jour. Le granule ne renferme donc qu'une quantité infinitésimale du médicament. Quand j'entends des défenseurs de l'homéopiithie soutenir que l'administration de doses infinitésimales n'est plus une d«s pierres angulaires sur lesquelles repose l'édifice de leur système thérapeutique, je cherche vainement à deviner pourquoi les médicaments homéopathiques sont toujours et itidistinctement administrés sous ces mêmes formes. Une seconde méthode très simple de prescrire les médicaments et qui ^ j'insiste sur le fait — n'a rien de commun avec l'homéopathie, est la méthode dosimétrique. Les partisans de cette méthode, surtout préconisée par Bukggraevë, ont pour principe de ne jamais administrer dans un but thérapeutique que des substances chimiquement pures et de n'employer que les principes actifs extraits des plantes médicinales. Ainsi , ils prescrivent la digitaline à la place des feuilles de digitale, l'émétine au lieu de la racine d'ipéca, etc. .. lies médicaments sont toujours administrés sous forme de granules, chacun d'eux renferme bien entendu une quantité exactement déterminée du médicament. Bien que la dosimétrie soit un système thérapeutique conséquent, à mon avis elle part de prémisses totalement fausses. En effet, nous avons tous les motifs pour croire qu'il ne faut pas abandonner ni dédaigner en haussant les épaules , la tradition de nos devanciers , à une substance active déterminée, en joignaient une autre

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