DIX-NEUVIÈME CONFÉRENCE
'intizjmoticines. Antiseptiques inorganiques: sulfltos et liypoBulfltes; acide boriqne et borax; composés de silicium et de fluor.
IdeDiité des antiseptiques et des bactéricides. But thérapentiquo dos antizymotiquBS. Division en BDtiseptiqQes et désinfectants. Indication des antiseptiques. Dang«rB qu'ils présentent pour les organisTnes Bupérieurs. Expériences dn Dr. VAN DtH Heïde. Vttlenr thérapeutique des antiseptiqBBS dans le traitement des maladies générales infectieuses. Actloo excitante exercée sur les fermentations par lAus les antiseptiques, quand ils sont suffisamment dilués. Parti à tirer de cette propriété au point de vue de la pratique. Accoutumance des microbes anx antiseptiques, possibilité ite modifier bous ieiir inSuence les propriétés vitales des microbes. Délimitation du gronpe pharmaco-thérapen tique des antiseptiques.
Action des antiseptiques inorganiques, consistant en ans modification dn terrain nutritif, ou en dos altérations moléculaires grossières prodnilea dans le protoplasme des microbes.
Sutfilei, hifporulfites et soufre. Recommandation des salËtes et des hyposulfiles par Polli. Leur action toxique d'après Pkeiffer. Leur action sur les microbes. Emploi thérapeutique, ho soufre cumme antiseptique local (Sehkoi.a. Alvabo Albekto). Explication de son action antiseptique passible par suite de ta. transformation en snlfure alcalin et hydrogène sQlfnrenx. Aride borique. Action snr les microbes. Action toiiqne a la suite de son nsage externe ou interne. Action nuisible de l'ingestion de petites doses (Fohster, Scfir.ENCKEn). Emploi thérapeutique. Sel de Jaenkicke. Glycérine boriqnée. Borax. Explication de son action en cas d'aphthes. Action anti-microbienne. Action physiologique et toxique. Emploi thérapeutique à t'intérienr et à l'eitérienr. Silicale de sodium. Action snr les microorganismes. Action toxique. Emploi thérapeutique. Acidt ftuorhydrique. Action sur les bacilles de la tuberculose, emploi dans la tubermlose pulmonaire; fiuorhydrale de sodium et dr calcium comme substance antiseptique employée pour pansements. Action tciiique d'après Tappeiner. Fliionitlcate de nodium : antiseptique pour pansements (Tiiohson), fluorure de bore et fiiiorht/drale de mitkytiae contre la tuberculose pulmonaire.
Messieurs. Celui qui considère le nombre toujours croissant des „ antiseptiques", que noua offre de nos jours le trésor thérapeutique, s'imaginera sans douto qu'à notre époque revient l'honneur d'avoir défini la vraie signification qui s'attache à la dénomination d'antiseptique et d'avoir, la première, appliqué ce nom. Cependant c'est là une profonde erreur. La confiance accordée à certains agents
268 XIX. ANTIZYMOTIQUES.
antiseptiques dans le but de guérir les maladies contagieuses ou de s'opposer à leur extension , la connaissance de la propriété que possèdent toute une série d'agents chimiques d'empêcher la putréfaction et la décomposition, sont presque aussi vieilles que l'histoire de la médecine elle-même. Quant à la dénomination d'antiseptiques appliquée à un groupe déterminé de médicaments, on la trouve déjà, pour ne pas remonter trop loin en arrière, dans le titre d'une monographie publiée au 18** siècle; à la lire, on croirait avoir devant les yeux un écrit pubUé de nos jours *). Toutefois, depuis environ 25 ans, depuis la découverte des microbes pathogènes, la dénomination d'antiseptiques {aifTieiafjntsti, putréfaction) n'est plus entièrement conforme au but que le thérapeute poursuit par leur emploi. Ce but ne vise plus seulement à empêcher la décomposition et la putréfaction, mais avant tout à combattre l'infection et à guérir les maladies infectieuses. Aujourd'hui que la bactériologie a démontré que ce sont ces organismes microscopiques — les microbes — qui déterminent non seulement la décomposition et la putréfaction, mais encore les maladies infectieuses, le thérapeute désigne donc sous le nom d'antiseptiques des médicaments qui peuvent provoquer la mort de ces microorganismes. Le terme de bactéricide ou de microbicide (en France on a déjà préparé une microcidine) paraît jusqu'à un certain point préférable et semble exprimer d'une manière plus précise le but qu'on se propose. Cette dénomination n'est cependant pas non plus satisfaisante; en premier lieu, parce qu'un grand nombre de substances antiseptiques ne bornent pas leur action à détruire les bactéries, mais tuent également leurs germes et même rendent inofifensifs les ferments sécrétés par ces bactéries; en second lieu, parce que le but thérapeutique peut être également atteint par l'emploi de substances qui ne déterminent pas la mort des bactéries, mais bornent leur action à les rendre inoffensives pour l'organisme humain. Ces considérations m'engagent à vous proposer de désigner ce groupe de médicaments sous le terme commun d'aniizymotiques : antiferments. Us constituent entre nos mains des armes destinées à combattre et à empêcher les processus, que nous les appelions fermentation , putréfaction ou infection , qui sont en réaUté tous des processus zymotiques {jvfAooy, levure). Malgré cela, je ne voudrais pas renoncer au terme d'antiseptique. Notre terminologie médicale n'est certes pas celle qui justifie le moins l'adage: „Verba valent usu". Elle témoigne si peu de purisme que, sans sourciller ni rougir, nous désignons la suffocation par un terme
') Alexander: On the external application of antiseptics in pntrid diseases, London, 1768.