ACIDE BORIQUE
[es empôctî^T de produire des toxalbumines et des ptomaïaes. Ainsi, dans les cas de daeryocystite , une solution d'acide borique à 4"/, enlève nu pu8 du sac lacrymal ses propriétés infectieuses {ScHMi dt-Rimpler).
La grande affinité de l'acide borique pour l'albumine est cause qu'eu solution concentrée il jouit de propriétés caustiques. Il détermine dans les tissus des altérations moléculaires grossières. Ses solutions diluées sont légèrement astringentes et, quand elles sont très diluées, elles présentent l'action rafraîchissante (tempérante), commune à tous les acides minéraux dilués(sel sédatif de Homberg, tel était le nom donné autrefois à l'acide borique), sur laquelle nous reviendrons plus tard.
Dans certaines circonstances déterminées, l'acide borique peut donc agir comme un poison, et vous ne serez nullement étonnés d'apprendre que les solutions concentrées, mises en contact avec la muqueuse gastro-intestinale, peuvent déterminer une gastro-entérite sérieuse. Vous comprendrez tout aussi facilement que les solutions , tant faibles que concentrées , on passant dans le sang , se combinent avec les alcalis qui s'y trouvent, et que l'acide borique est éliminé par les urines sous forme de bort^ alcalin. L'action phyeiologique des borates, circulant librement dans le sang, n'a pas encore été suffisamment étudiée. Il faut se méfier pourtant des expériences , que l'on produit pour prétendre que l'acide borique et les borates qu'il forme dans l'organisme seraient fort peu toxiques. Après l'administration de doses assez fortes d'acide borique (10 gr.) , on observa chez le chien la paralysie des muscles et des chez le chien et le cobaye (Gaucher) on vit se produire la ihrile albuminurique.
A diverses reprises on a observé des intoxications chez l'homme (Johnson , Hogyes , Lemoine , Welch), Après l'application externe de l'acide borique, le tableau morbide fut constitué par des éruptions cutanées (érythème, urticaire, purpura, tuméfaction de !a peau avec desquamation généralisée consécutive), vomisnetnenl , délire, faiblesse musculaire, néphrite, conjoncHviie légère, légers symptômes fébriles, dysurie, collapsm. Après l'usage interne ou externe de l'acide borique on retrouve celui-ci dans l'urine, la salive, le lait. Ce médicament abandonne donc facilement le sang; aussi faut-il administrer des doses très considérables pour déterminer un empoisonnement mortel. Cependant on a observé un cas d'intoxication qui s'est terminé par la mort après un lavage de l'estomac '&it avec 300 ce. d'une solution d'acide borique à 2'/.*/o-
L'usage interne de l'acide borique à dose faible et même 1res faible
fest pas absolument imffeusif. Il est vrai que le Dr. Schlenckkr ,
entrejtrit ses recherches sous la direction du professeur Forstek ,
Fa
prit journellement 3 grammes d'acide borique, sans éprouver directement d'autre inconvénient qu'une sensation de faiblesse. Cependant l'addition de ce médicament (employé comme substance conservatrice pour la première fois en Suède sous le nom éTfMêepHne) aux boissons et aux aliments ordinaires ne fut pas sans exercer une certaine influence sur Talimentation dans ces expériences. En effet les aliments ne furent point utilisés d'une manière aussi complète dans le tube digestif qu'à l'état normal. La quantité d'azote , renfermée dans les fèces, devint plus considérable, fait qu'il faut peut-être attribuer à la desquamation de cellules épitbéliales delà muqueuse intestinale.
En tant qu'agent thérapeutique, l'acide borique, délivré sous forme de paillettes ou de cristaux (les deux formes sont également pures, Carles), est actuellement beaucoup employé comme antiseptique externe. Il est en outre légèrement désodorisant. On l'emploie fréquemment pour le pansement des plaies et des surfaces purulentes; pour le traitement de l'érysipèle, de l'eczéma aigu et des brûlures; pour le lavage des conjonctives; pour rincer la bouche; pour le lavage de la cavité pleurale; contre la sueur des pieds (Plessky), et surtout de nos jours en otiatrie et en gynécologie (Aitken), dans des buts très divers. On s'en sert parfois sous forme de poudre (aussi comme poudre à priser, mélangé à parties égales avec la poudre de café, Lebovicz), mais le plus souvent on l'employé sous forme de solution à 1 — 4®/,. Notre nouvelle pharmacopée mentionne également un onguent borique, unguentum acidi bonci, composé d'une partie d'acide borique et de dix parties d'axonge. Je vous signale encore un autre onguent borique, renfermant 1 p. d'acide borique pour 5 p. de graisse, et dont voici la formule:
^ Pulveris acidi borici
Gerae albae &â partes 5 01. amygdalarum
Parafôni Sa partes 10 M. f. nngnentuiii.
L^ouate boriquée, à 15 — 20^/^ d'acide borique, de même que la gaze boriquée et le tint borique ne sont point officinaux , d'après notre pharmacopée, bien que ces substances soient très fréquemment employées.
Jaennicke , qui vante particulièrement les propriétés kolyseptiques (noXvHif , entraver) de l'acide borique , et qui , à mon avis , insiste trop sur l'action non irritante de l'acide borique, a tenté d'employer l'acide borique à un degré de concentration supérieure à 4"/^ (solution saturée à la température ordinaire). Dans ce but il ajoute à l'acide borique du borax et de l'eau, chauffe jusqu'à ébuUitiaiii