‹ Leçons de philosophieChapitre 41 sur 130 · Le nez bourbonien est historique · texte numérisé non relu

Le nez bourbonien est historique

2* Voy. Paulhan, ibid., p. 164.

cerveau par les impressions primitives sont possibles et vraisemblables.

Réalité de ces liat>itudes prouvée pai* les maladies de la mémoire. — Enfin, la réalité de ces résidus est prouvée par toute rhistoire de l’évolution de la mémoire, de ses progrès, de ses dégénérescences, de ses disparitions, de ses réintégrations; par tout le détail des accidents, des variations auxquelles elle est sujette ^ Tous ces faits permettent de démontrer, tantôt par la méthode d'accord, tantôt par la méthode de différence, tantôt par la méthode des variations concomitantes^^, que les conditions de la mémoire existent dans le cerveau.

Conditions secondaires de raptitnde à renaître.

— On vient de déterminer la condition essentielle et prochaine de l’aptitude à renaître. On pourrait maintenant en indiquer les conditions secondaires et plus éloignées. Et de là même se tirerait une nouvelle preuve en faveur de la théorie physiologique, à savoir, l’accord entre ces conditions secondaires et cette condition essentielle et prochaine. L’influence de ces conditions secondaires s’explique en effet en ce que toutes concourent à permettre la formation des traces dont il s’agit, ou à les rendre plus persistantes.

Il y a d’abord des causes physiques; voici les principales, d’après M. Spencer: 1" un bon état général de l’organisme ; 2° une circulation active ; 3® un sang riche en matériaux nécessaires pour l’intégration et la réintégration. Rattachez à ces causes l’influence favorable de la Jeunesse et l’influence défavorable de la vieillesse

— Autres conditions : la répétition de l'impression (l’écolier apprend sa leçon en la lisant plusieurs fois) ; la force de l'impression : il est plus facile de se rappeler le goût de quelque chose d’extrêmement doux, acide ou amer, que de quelque chose de presque insipide , une très vive douleur qu’une légère souffrance.

A cette condition physique, l'intensité de l'impression, se rattachent toutes les conditions psychologiques (plaisir, goût pour un genre d’étude, etc.) qui, par l'intermédiaire de l'attention ou concentration de l’esprit, augmentent la force de l’impression. La concentration impliquant elle-même une action plus énergique des centres nerveux, l’impression est plus forte, donc plus durable.

Voy. Ribot, ihid.

‘2. Voy. en logique l’explication de ces méthodes.

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