Spencer, Principes de Psychologie, t. I, p. 239 et suiv
PSYCHOLOGIE. — CHAPITRE XIV
— Toutes ces conditions secondaires concordent donc, on le voit, avec la condition principale.
§ IV
Second problème : Conditions de la réviviscence Excitation nouvelle. — Voyons maintenant les conditions de la réviviscence. — D’après ce qui précède, la condition essentielle n’est pas difficile à déterminer. Quand une chose est possiblOy cette possibilité a son fondement dans quelque réalité. Pour que la chose se réalise effectivement, que faut-il ? Une condition supplémentaire qui s’ajoute à la précédente. La condition de l’aptitude à renaître, c’est une disposition ou habitude du cerveau, de quelque façon d’ailleurs qu’on se la représente; — la condition de la réviviscence, c’est une excitation nouvelle qui, s’ajoutant aux conditions qui constituaient l’habitude, a pour effet de restaurer un étal des centres nerveux (impression), semblable, quoique plus faible ordinairement, à celui qui a provoqué l’état de conscience primitif. C’est ainsi que, lorsqu’une branche d’arbre a été courbée, elle ij^arde une disposition d’où il résulte qu’une action moindre suffira pour la courber de nouveau de la même façon. Ainsi la condition du souvenir réviviscent, « c’est la restauration de l’action nerveuse primitive, par la synthèse des conditions qui représentent Vhahitude avec une condition nouvelle^. »
Confirmation: A. Ideis étatis îclcntiquejs ont dei» can* scs îdentîqnes. — Cette induction est confirmée de plusieurs manières. On a vu plus haut qu’entre l’état primitif et l’état secondaire il n’y a qu’une différence de degré; donc, en raisonnant des effets aux causes, on peut dire : si l’état secondaire c’est l’état primitif avec une simple différence d'intensité^ la cause de l’état secondaire, c’est la cause de l’état primitif avec une simple diffé^ rence d'intensité.
B. mémoire immédiate. — Une autre confirmation résulte de la remarque suivante : U y a deux espèces de mémoires ou plutôt deux cas de la mémoire, à savoir la mémoire immédiatement consécutive à la perception et la mémoire séparée par un intervalle de la perception ; en d’autres termes, la mémoire avant l'oubli et la mémoire après l'oubli. L’une est une prolongation de l’état