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dehors y celle qui donoe la ne au& sensations, qui les remue, les agite, ou les réprime, les calme, vient de Famé elle-môme , et fait partie de son essence.
Que serait une âme réduite à la simple capacité d*être affectée passivement? Accablée d'une foule d'impressions qui s'accumuleraient sans cesse, pour se perdre sans cesse dans un sentiment confus; heureuse, sans connaître son bonheur ; malheureuse , sans jamais échapper a son malheur, sans pouvoir même en former le désir, elle se trouverait placée au-dessous de tout ce qui a reçu le don de la vie, au-dessous de l'être qui l'a reçue au moindre degré.
Telle n'est pas l'âme qu'un souffle divin inspira dans l'homme. Appelée a connaître l'univers et l'auteur de l'univers, à jouir de la nature et d'elle-même, elle a tous les -moyens d'entrer en possession de si grands biens , toutes les facultés nécessaires pour remplir sa destinée.
Nous les connaissons, ces moyens, nous avons fait une étude de ces facultés , nous en avons exposé le système * ; et, après les puissantes considérations que nous avons présentées tant de fois, et sous tant de formes; après les preuves multipliées que nous avons demandées à l'expérience , ou que nous avons fait sortir du raisonnement; après des démonstrations dont rien ne peut obscurcir l'évidence, nous avons le droit de le prononcer : l'âmç n'est pas bornée à une simple capacité de sentir, elle est douée d'une activité originelle,