‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 25 sur 117 · Ptri. I,leç. iT · texte numérisé non relu

Ptri. I,leç. iT

GINQUlàMS LBÇON. 403

l'activité, de la spontanéité; nous Tavons distinguée de la liberté naturelle , de la likierté politique. Nous nous sommes fait, de la liberté morale , une idée plus exacte que celle qu'en donnent la plupart des philosophes *.

Nous n'avions pas observé qu'on peut définir les choses de deux manières, ou par le genre et la différence , ou en montrant leur origine. Nous n'avions pas considéré les définitions en elles-mêmes, et dans leur rapport a nos connaissances acquises. Ces distinctions que nous avons faites , ont porté un jour nouveau dans notre esprit. Nous avons eu, sur les définitions, des idées plus vraies , plus utiles '.

Nous étions étonnés des difficultés, sans cesse renaissantes, qui se rencontraient dans la solution du problème de l'origine de nos connaissances. Nous nous obstinions a vouloir les faire sortir toutes de la sensation, sans nous demander ce que c*était que sentir. Nous nous sommes fait cette question ; et bientôt nous avons appris que, loin de nous borner aux seules sensations , la nature avait placé en nous quatre sentimens, comme autant de sources de lumière qui devaient éclairer Tintelligence *.

L*idée, tout nous l'assure, ne peut donc se trouver ailleurs que dans la distinction que nous faisons, ou que nous sommes en état de faire , de tout ce qui s'offre a notre esprit, substances, modes, réalités, abstractions, points de vue, choses et mots pour tout dire.

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