‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 28 sur 117 · Part, n, leç. m · texte numérisé non relu

Part, n, leç. m

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S£;rait perdre d*un côté sans rien gagner de l'autre : car les sensations ne peuvent s'accroître que de ce qui leur est homogène ; les idées sensibles ne peuvent s'identifier qu'avec des idées de môme nature. ^ Disons donc qu'il existe non pas une source, mais quatre sources d'idées; non pas une origine, mais quatre origines de connaissances : disons que ces origines ne peuvent se confondre dans une seule origine, puisque les quatre manières de sentir, qui sont ces quatre origines, sont tellement distinctes et séparées, que, des unes aux autres, il y a solution de continuité '.

Qu'objeelera-t-on contre cette tLéurie? Quelle est contraire aux deux principales doctrines qui, jusqu'à ce moment, ont partagé les philosophes?

Mais les doctrines dont on parle sont elies-mômes contraires Tune à Tautre,. puisque, d'un côté, on fait toutes les idées originaires des sens, et que, de l'autre, on ne conçoit pas qu il y ait le moindre rapport entre le plus grand nombre de nos idées et les sensations.

Dira-t on que nous sommes dans la nécessité de combattre les ràisonnemcns de tous les disciples de Platon et de tous ceux d'Aristote?

L'obligation qu'on nous impose n'est pas aussi onéjeuse qu'on pourrait le croire. A ce que les philosophes des deux écoles ont d'opposé a notre théorie, nous avons déjà répondu, en établissant cette théorie : à ce qu'ils ont d'opposé entre eux, nous répondrons à Aristote par Platon , et à Platon par Aristote ; ou plutôt,

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