‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 34 sur 117 · II · texte numérisé non relu

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envers ceux qui les font venir par les sens, jusqu'à les accuser de professer le matérialisme et d'être les corrupteurs de la morale. 11 est vrai que c'est par une déplorable confusion d'idées qu'on fait ces ridicules questions et qu'on se livre k de pareils excès. On confond d'abord les idées sensibles avec les sensations ; ensuite, les sensations avec les impressions faites sur les organes ; après quoi il n'est plus étonnant qu'on ne voie dans les idées qu'un simple mouvement de la matière , et dans l'homme qu'une machine soumise aux lois de la nécessité \

Un langage plus exact, une précision plus grande dans les énoncés, auraient prévenu ces imputations absurdes ; mais continuons.

a Les idées ont leur source dans la sensation ou dans la réflexion, d Ceci laisse à désirer, sans doute ; cependant on aperçoit une grande amélioration : Vies sensations ont pris la place des sens ; 2*^ dans la réflexion , on voit indiquée une seconde source d'idées ; et , quoique la réflexion ne soit pas une source d'idées*, on n'a pu l'ajouter aux sensations sans avoir reconnu rinsufGsance d'une source unique.

« Les idées ont deux sources, dit Locke, les sens et la réflexion de l'esprit sur ses propres opérations ^. • Cet énoncé, quoique inexact encore, approche de la vérité plus que le précédent. Ce n'est pas ici la réflexion prise d'une manière vague ; c'est la réflexion

i . Part. I , leç. ix et x.

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