Nouveaux essais
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Il faut donc que l'acception du mot entendement change ; et alors vous dites ou que la faculté d*açqucrir des idées est innée h Vkme, qu'elle appartient a Tàme, indépendamment de Faction des sens ( vérité incontestable, mais qui ne prouve rien pour vous , puisqu'une faculté n'est pas une idée ) , ou que ce sont les idées elles-mêmes qui sont innées k l'âme, qui sont innées, et c'est la chose en question ; c'est ce qu'il s'agit de prouver.
Vous croyez y réussir en ajoutant que « l'âme renferme râtre, la substance, l'un, le même, la cause, la perception , le raisonnement , et quantité d'autres notions que les sens ne sauraient donner*. »
Mais Vde ce que ces prétendues notions ne sauraient être données par les sens, ou dece qu'elles n'ont pas leur origine dans les sensations, vous n'avez pas le droit de conclure qu'elles sont innées ; car il peut se faire qu'elles aient leur origine dans quelque autre manière de sentir.
2* « L'âme renferme l'être, la substance, etc. » Cela veut dire que l'âme est un être, qu'elle est une substance, qu'elle est une, qu'elle ne cesse pas d'être ]a même, qu'elle est cause, qu'elle a la faculté de penser, qu'elle a la faculté de raisonner ; et non pas qu'elle possède l'idée ou la notion de l'être, de la substance, de l'unité, de l'identité, de la cause, etc.
Leibnitz confond les facultés de l'âme , ses dispositions, et d'autres fois ses habitudes, soit actives, soit