‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 60 sur 117 · Pag · texte numérisé non relu

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5. AncBoeidée ne vient Immédiatement des sent. Part, n, leç. m et Tii.

244 DBUXIÈMB PARTIE,

des facultés de l'âme soift dues tout à la fois aux seus et à l'esprit, et les idées de la divinité et de la morale appartiennent a Tesprit seul; je dis' à l'esprit seui, parce que les sens n*y concourent plus par eux-mêmes : ils ont fourni les matériaux, et c'est Tesprit qui les met en œuvre. »

Je vous prie de faire attention a ce passage, e€ de vous demander si Gondillac ôte a l'âme son activité *.

De même que Descartes, Gondillac enseigne que c'est à l'esprit seul qu*est due l'idée de la divinité ; mais il prélend que les sens ont fourni les matériaux de cetle idée, au lieu que Descartes soutient que les sens n*ont rien fourni.

Descartes pouvait-il se dissimuler que les sens , l'expérience, la réflexion, contribuent à la connaissance de Dieu, a l'idée que nous nous en formons? Ignoraitil que c'est dans nous-mêmes, dans notre intelligence, dans notre propre nature , que nous trouvons une faible image des perfections divines , perfections que la raison démontre inOnies en Dieu, tandis qu'elles sont limitées dans l'honmie?

Non certainement , il ne l'ignorait pas , car voici de quelle manière il s'exprime dans sa réponse aux secondes objections :

• Je veux bien ici avouer franchement que l'idée que nous avons, par exemple, de l'entendement divin , ne semble point différer de celle que nous avons de notre propre entendement, sinon seulement conune l'idée

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