Part. I, leç. iz
d'uQ nombre infini diffère de Tidée du nombre binaire ou du ternaire , et il en est de môme de tous les attributs de Dieu dont nous reconnaissons en nous quelque vestige.
« Mais, outre cela, nous concevons en Dieu une immensité y simplicité ou unité absolue, qui embrasse et contient tous ses autres attributs, et de laquelle nous ne trouvons, ni en nous-mêmes, ni ailleurs, aucun exemple *. »
Malgré cette restriction de T immensité , simplicité ou unité, Descartes, en avouant que presque tous les attributs de Tentendement divin ne sont pour nous que nos propres qualités portées a l'inGni, se rapproche singulièrement d'une philosophie qu'il semblait vouloir renverser.
Observez que la restriction de Descartes parait assez mal fondée : car on pouvait fort bien lui répondre que ridée de Timmensité divine est prise de T immensité de Tespace , et que celle de la simplicité ou unité se tire de la simplicité ou unité de notre âme.
Gomment Descartes , qui semble si prt>s de ses adverversaires, Gassendi, Hobbes, Régius, etc., tenait-il néanmoins si opiniâtrement à ces idées que Tâme produit par sa seule énergie?
• On s'en rendra raison , et peut-être ne sera-l-on pas très-éloigné de la vérité, si Ton se met pour un moment a la place de Descartes. Descartes avait travaillé dix ans wç Méditations ^ qu'il regardait comme le pre-