Part. U , leç. m
NBUVIÂMB LEÇONV S23
seul et môme être qui sent, qui perçoit, qui pense ; et nous voita dans les âmes sensitives et dans les âmes raisonnables '.
Si la sensation ne diffère en rien de Vidée sensible, pourquoi ne rapportons-nous pas les idées sensibles aux différentes parties du corps , comme nous y rapportons les sensations ? Et pourquoi ne dirait-on pas qu'on a des idées aux pieds, aux mains, comme on dit qu'on y a du mal.
Reproduisons Tobjection rectifiée. Les idées intellectuelles et les idées morales viennent-elles des sens?
Réponse. Cette objection s'adresse à Aristote , a Bacon, a Gassendi, a Hobbes, à Locke, h Condillac, à d'Àlemhert, a Bonnet, et à tous les philosophes anciens ou modernes qui ne connaissent qu'une seule origine d'idées, les sens ; c'est-à-dire, qu'à l'exception de Malebranche, elle s'adresse à tous ceux qui, jusqu'à ce moment, ont rejeté les idées innées. Elle ne s'adresse pas à nous , quoique nous rejetions aussi les idées innées, parce que ce n'est pas dans les sens que nous plaçons l'origine des idées intellectuelles et des idées morales.
Mais on insiste : la pensée, dit-on, n'est-elle pas ressenpe de l'âme? et dès lors n'en est- elle pas inséparable ? n'cst-elle pas innée ?
Encore des équivoques et des malentendus.
Le mot pensée, nous en avons fait plusieurs fois la remarque, sert à exprimer, et la faculté de penser,