Part.I,leç. th
môme le plus simple, qu*on en ait une connaissance qui ne laisse rien a désirer, à moins que cet objet ne soit de notre création ? Cependant nous croyons avoir démontré qu*on ne peut, sans altérer la nature de fâme, rien ôter, rien ajouter à ses facultés, telles que nous les avons décrites * .
Kst-elle vraie? est-elle copiée sur la nature?
Ici , Messieurs , il me semble que nous changeons de rôle : c'est moi qui dois vous adresser une pareille question; et c'est de vous que j'en attends la réponse. Mais avant delà faire, souvenez-vous , je vous prie, de ce que nous «ivoiis enseigné ^.
11 n*y aurait donc rien a gagner ; nous ferions , au contraire, une perte réelle , en supprimant des expressions consacrées par les meilleurs esprits ; et nous continuerons, autant qu'il nous sera possible, a nous faire des idées vraies, des idées claires, des idées distinctes. Nous travaillerons a les rendre tous les jours plus complètes; surtout, nous tâcherons de ne pas nous laisser séduire par des illusions, en prenant des chimères pour des réalités.
*Nous avons parlé ailleurs des idées absolues et des idées relatives', ainsi que des idées de choses et des idées de mots^. Je me hâte d'arriver aux idées simples et aux idées composées, qui demandent quelques développemens. Je traiterai, k leur suite, des idées abs-