‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idées (volume 2)Chapitre 8 sur 117 · Ptrt. I,leç · texte numérisé non relu

Ptrt. I,leç

ii DEUXIÈME PARTIE.

nous Tiennent par cinq sens différens, et dans chacune de ces modifications, l^àme reconnaît toujours une même chose , le soi , le moi , nous dirons qu'elle a conscience d'elle-même. Par la conscience, Tâme sait, ou sent qu'elle est, et comment elle est. Mens est sut conscia.

Le sentiment du moi se trouve nécessairement dans toutes les affections de l'âme, dans toutes ses manières de sentir, dans toutes ses manières d'agir, dans toutes ses manières de connaître; et, nous n'aurions pas fait ici Tobservatiott expresse qu'il est inséparal)le de la première de nos manières de sentir, si les philosophes ne semblaient l'avoir trop souvent oublié. Vous verrez un exemple remarquable de cet oubli , dans la suite de nos leçons *.

Les cinq espèces de modifications , ou les cinq espèces de sentimens dont nous venons de parler, n'ayant lieu qu'a la suite de quelque impression faite sur les sens* nous les appellerons sentimens-sensations, ou, plus brièvement, sensations. La signification de ce mot s'étend jusqu'aux affections qui proviennent des mouvemens opérés dans les parties intérieures du corps , sans l'intervention immédiate ou apparente des objets extérieurs, telles que la faim, la soif, etc.*.

Tout sentiment de l'âme occasioné par l'action des objets extérieurs sur quelqu'un de nos sens, ou par les mouvements qui s'opèrent dans nos organes, voila donc la sensation : c'est la première manière de sentir

A. Part. II,leç. ti.

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