Part. II, leç
tagnes du Valais pour rencontrer des créatures à figure humaine qui vivent dans une stupidité absolue, et dans . un abrutissement tout à fait animal.
Puisque la différence des esprits ne provient pas des sensations seules, elle doit provenir de l’activité des uns et de l'inertie des autres. Plus on examinera l'intelligence humaine dans ses développemens successifs, plus on verra combien eette conséquence est inévitable.
Pour nous en assurer, il suffira de nous arrêter ici aux seules idées qui ont leur principe dans les sensations. Nous établirons ailleurs ! qu’il y en a un nombre
incomparablement plus grand qui dérivent d'autres principes; mais quelle que soit la différence de leurs . principes, la loi de leur formation ne change pas.
Le premier développement de l'intelligence, les premières idées qui se manifestent, sont le produit d’un travail qui se fait immédiatement sur les sensations.
Pour obtenir un second développement, pour faire sortir de nouvelles idées de nos premières idées, un travail sur ces premières idées est indispensable, comme un travail sur les sensations a été indispensable : le second développement est soumis aux mêmes conditions que le premier.
Un troisième, un quatrième développement se feront de la même manière, et l’on ira ainsi de développemens en développemens, d’idées en idées, de connaissances en Connaissances.
\ Partir de ce qui est senti ou connu; opérer sur ce