Part. 11, leç
| senti ou sur ce connu : telle est la règle de la nature,
‘règle aussi simple qu’elle est facile, tant que notre raison n’est pas viciée par une mauvaise philosophie.
Sensations, opérations, premières idées ; premières idées, opérations, nouvelles idées; nouvelles idées, opérations, nouvelles idées encore, sans qu’on puisse mettre un terme à ce progrès : toutes nos idées sont le résultat des opérations de l'esprit ; elles sont l'ouvrage de nos facultés.
Pour se rendre maître de l’action des facultés, pour la diriger, pour la régulariser, il faut étudier les facultés, saisir leur caractère, déterminer leur-nombre.
Mais qui nous dira quels sont les agens dont le concours fait naître l'intelligence, la développe et lui donne la perfection? Qui nous dira combien de puissances doivent entrer en exercice pour élever l’homme, d’un état purement sensitif, au rang d’un Aristote, d’un Descartes, d’un Newton ?
Ces agens n’ont rien de mystérieux ; nous compterons ces puissances, ou plutôt elles sont comptées.
Nous. l’avons dit ‘, pour acquérir de vraies connaissances , ne vous hâtez pas de juger; commencez par vous faire de toutes les qualités de l’objet, de tous ses points de vue, autant d’idées bien exactes, bien précises ; c’est l'attention qui les donne.
L’exactitude et la précision des idées ne suffisent pas. Il faut des analogies, des liaisons , des rapports; c’est la comparaison qui découvre les rapports.