‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idéesChapitre 31 sur 93 · Part. 11, leg. 11 et suiv · texte numérisé non relu

Part. 11, leg. 11 et suiv

Pourquoi donc traite-t-il successivement de l’origine et de la génération des idées, et de l'origine et de la génération des facultés de l'âme? pourquoi, dès les premières pages de sa Logique, annonce-t-il qu'il expkquera l’origine et la génération, soit des idées, soit des facultés de l’âme? Il lui était si aisé de dire qu’il expliquerait l’origine et la génération des idées que nous nous faisons des facultés de l'âme! Condillac a vouke parler des facultés.

Quant à ce que la bonne philosophie permet ou défend, relativement à la recherche de là nature des choses, ou des choses considérées en elles-mêmes, il ne sera pas difficile de le dire quand nous aurons levé l’équivoque où l’on tombe dans l'emploi du mot connaître. Je ne puis donner cet éclaircissement que dans la se— conde partie *,

(B) (page 61.) L’attention que nous donnons à un objet n’est, de la part de l'âme, que la sensation que cet objet fait sur nous.

L'attention, de la part de l'âme, est quelque chose de plus que la sensation qu’un objet fait sur nous, ou plutôt, elle est quelque chose de totalement différent

de cette sensation. En effet, on distingue dans l'organe :

deux états opposés, celui où il reçoit l'impression de l'objet, et celui où il se dirige sur l’objet. Il faut de . même, et nous y sommes forcés par le sentiment que nous en avons, distinguer dans l’âme deux états oppo-

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