‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idéesChapitre 33 sur 93 · Part. 1, leç. viir et x · texte numérisé non relu

Part. 1, leç. viir et x

avec la confiance de ne pas vous abuser par de vaines promesses, qu'après avoir porté un regard attentif suf quelques phénomènes de la sensibilité, jusqu'à ce mo-— ment inaperçus, quoique toujours présens à nos âmes, vous verrez aussitôt la métaphysique s'appuyer sur des fondemens non moins solides que nouveaus , et changer presque entièrement de face !.

(E) (page 64.) En considérant nos sensations comme représentalives, nous venons d'en voir naître toutes les facultés de l’entendement.

Les facultés de l’entendement sont entrées en exercice à l’occasion des sensations, à la suite des sensations : on ne les a pas vues naître des sensations, de quelque manière qu’on ait pu considérer les sensations.

*(F) (page 65) « Le malaise nous porte à nous donner des mouvemens pour nous procurer la chose dont nous avons besoin. Nous ne pouvons donc pas rester dans un parfait repos, et, par cette raison, le malaise prend le nom d'inquiétude. »

L'inquiétude est autre chose que le malaise. Le malaise est un sentiment pénible, et l'âme est passive en l'éprouvant. L'inquiétude est un commencement d’action, un commencement de mouvement. Pour que l’inquiétude fût la même chose que le malaise, il faudrait que l'activité fût la même chose que la passivité, le mouvement la même chose que le repos. °

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