Introduction , pag
Et plus loin‘, il dit: « La liberté est subordonnée à la volonté; la volonté à la faculté de sentir ; la faculté de sentir à l’action des organes; cette action, à celle des objets.
4° La première manière, n'étant qu’une réduction de facultés, ne porte aucune lumière à l’esprit, tant qu'on n’a pas fait connaître ces facultés.
2° Dans son introduction, Bonnet ajoute le sentiment, qui n’est pas une faculté, Il substitue la pensée à l’entendement, et l’action à la liberté : ce qui ne change rien àu système.
5° Le passage où il cherche à régulariser tout ce qui a rapport aux facultés et qui, par une grande apparence d'ordre, pourrait séduire à une première lecture, renferme deux erreurs capitales.
On peut dire, je le veux, que la liberté est subordonnée à la volonté, la volonté à la sensibilité, et la sensibilité à l’action des organes ; mais il faut prendre garde qu’il y a une extrême différence entre ces trois espèces de subordination.
La liberté est subordonnée à la volonté, puisqw’elle en dérive, puisqu'elle n’est que la volonté elle-même après délibération.
Ce n’est pas ainsi que la volonté est subordonnée à la sensibilité : la volonté ne dérive pas de la sensibilité ; elle n’est pas la sensibilité modifiée. La volonté est une faculté; la sensibilité n’est qu’une capacité. La volonté ne se montre qu'après le sentiment ; c’est en cela seu— lement qu’elle lui est subordonnée.