Page
em —
OUATORZIÈME LECON. | 994
Si donc il ne faut pas confondre dans une seule et même idée, la subordination de la liberté à la volonté, et la subordination de la volonté à la sensibilité, quoique la liberté, la volonté et la sensibilité appartiennent à l'âme ; dans quelle étrange méprise ne tomhera-t-on pas, en confondant encore, dans cette même idée, la subordination de la sensibilité, qui est une propriété de l'âme, à l’action des organes, qui appartient au eorps ? |
Le passage de Bonnet ne peut se maintenir qu'en changeant trois fois la signification du mat subordonné ; mais, en la changeant ainsi, on n'a plus un système raisonné : on n’a, si l’on excepte la liberté et la volonté, qu’une simple succession de phénomènes , et de phénomènes qui n’ont rien de commun dans leur nature : car la nature de la volonté diffère essentiellement de celle de la sensibilité; et la nature de la sensibilité, quel rapport a-t-elle avec la nature du mouvement ?
D’autres ont supposé trois sens intérieurs, la vo— lonté, l'intelligence et la mémoire *.
4° L'expression, sens intérieurs, pour désigner les
. puissances de l'esprit, est tout-à-fait impropre ;
2° La mémoire n'est pas une faculté.
D'autres ont dit : « Imaginer, réfléchir, se ressou-— venir, voilà les trois principales facultés de notre esprit; c'est là tout le don de penser, qui précède et fonde tous Les autres * . »