‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idéesChapitre 72 sur 93 · PRONONCÉ · texte numérisé non relu

PRONONCÉ

À LA CLÔTURE DE LA PREMIÈRE PARTIE DU COURS DE PHILOSOPHIE DE LA FACULTÉ DES LETTRES DE L’ACADÈMIE DE PARIS".

Ce qui distingue le plus l’homme des animaux, ce n’est pas, comme l’a dit un poète ancien, la position heureuse de sa tête, qui lui permet de porter ses re—

* Ce discours et le suivant ( Discours sur le Raisonnement à l'occasion de la langue des calculs ) paraissent pour la première fois dans une édition française des Leçons de Philosophie. Mais l’un et l’autre ont déjà été donnés au public, séparément ou réunis.

Le Discours sur le raisonnement, etc., imprimé à Paris, en 1805, chez Guilleminet, sous le titre de Paradoxes de Condillac, y fut réimprimé, en 1825, sous le même titre , chez H. Fournier, avec le Discours sur la langue du raisonnement, prononcé à l'ouverture du cours de philosophie.

Le Discours sur l'identité a été inséré dans le Journal de la langue française de l’année 1829, à la prière du directeur de ce recueil scientifique.

Tous les deux, traduits en italien, ains{ que les Leçons, par M. Novati , font avec elles partie de la collection des Hétaphysiciens classiques, publiée à Pavie, en 1820-21, par les soins de MM. Germani, Rolla et Sacchi, imprimerie de Pietro Bizzoni.

L'auteur les considérait comme le complément nécessaire de ses leçons , et plus spécialement de la première partie de ses leçons; mais, retenu par la même modestie, le même respect pour la vérité qui n’accordèrent l'impression des Leçons qu'au désir formel du grand-maitre de l'Université impériale, il renvoyait d'édition en édition à les joindre à son grand ouvrage. « Je crois bien, disait-il, que mon livre gagnerait « à les recevoir ; il ne m'est pas permis de penser que le Public le croira « aussi bien que moi : à ses yeux, mes deux volumes ne sont-ils pas « suffisamment gros? ne le sont-ils pas trop ? » L'auteur a cédé enfin

gards vers le ciel; ce n’est pas, comme l’ont avancé quelques philosophes modernes, l’organe du toucher, qûi, divisé en parties flexibles et mobiles, lui apprend à connaître avec précision la forme des corps : ce n’est pas la saillie de son front, ou le volume de son cerveau, ou rien de ce qui peut appartenir à son organisation matérielle ; ne craignons pas de le dire, ce n’est pas même son intelligence, alors que, négligeant les fa— cultés qui la produisent, on voudrait la considérer seulement dans les idées qui la constituent !,

L'homme, ilest vrai, compte au nombre des trésors de son intelligence les notions de l’ordre, de la beauté, de la vertu: par son intelligence il contemple l'univers; il en admire les lois, il s'élève jusqu’à leur auteur.

Mais tant qu'il admire et contemple, l’homnte n’est que spectateur, et ses destinées l’appellent à être acteur dans la scène magnifique à laquelle il assiste.

Il a vu des vapeurs monter dans l’atmosphère; il se saisit de ces vapeurs, et s’élance avec elles au plus haut de la nue.

La foudre et ses éclairs portaient l’effroi dans toutes

aux sollicitations de la science , et plus encore, peut-être, aux instances de l'amitié. :

Le Discours sur le raisonnement , à l’occasion de la Langue des calculs, n'ayant pas été prononcé à la faculté des lettres avec les Leçons, on l'a ici placé à part On a cru devoir le faire suivre du morceau remarquable qui, sous le titre de Note des Éditeurs, se trouve après la Langue des calculs dans l'édition des œuvres de Condillac, imprimée à Paris, en 1798, chez Houel. Peu de personnes savent que M. Laromiguière a écrit ce morceau. Une seule, pendant longtemps, a su que certains passages de Ta Langue des calculs sont également de lui ; entre autres les alinéa commençant à la dixième ligne de la page 1%4, et finissant à la quatrième ligne de la page 156, édition de 1798.

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