‹ Leçons de philosophie sur les principes de l'intelligence, ou sur les causes et sur les origines des idéesChapitre 87 sur 93 · Leçons de philosophie, Part. II, leg. x: et xnt · texte numérisé non relu

Leçons de philosophie, Part. II, leg. x: et xnt

sions en d’autres expressions, tantôt plus familières, tantôt plus développées. :

Je ne me flatte pas d’avoir toujours été heureux dans ces sortes de traductions. La langue que j’ai substituée au texte original, n’en a, je le sens, ni la précision , ni l'élégance. Mais peut-être était-il nécessaire de nous rapprocher de la manière ordinaire de parler, afin d’être plus facilement compris, et de préparer à une langue plus parfaite.

L'étude de la langue du raisonnement est l'étude la plus convenable à la dignité d’un être qui tient son plus noble caractère de la faculté de raisonner. C’est, en effet, par cette faculté que l’homme se sépare de tout ce qui a vie et sentiment sur la terre ; qu’il S'élève continuellement au dessus de lui-même, et que son intelligence peut recevoir des accroissemens sans fin.

* Qui pourrait en assigner les bornes ? Ce que les inventions de l’optique ou de la mécanique ajoutent à la puissance de l'œil ou de la main, le raisonnement l’ajoute à la force de l'esprit.

C'est un microscope qui nous rend l’objet que sa petitesse dérobait à nos sens : e’est un télescope qui le rapproche, quand il est trop éloigné : c’est un prisme qui le décompose, quand nous voulons le connaître jusque dans ses élémens : c’est le foyer puissant d’une loupe qui resserre el condense les rayons sur un seul point : c’est entin le levier d’Archimède qui remue le système planétaire tout entier, quand c'est la main de Copernic ou celle de Newton qui le dirige.

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