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LE GLODË UE L'ŒIL

boite. Si, dans ces circonstances, une lentille biconvexe de cristal était placée dans l’eau sur le chemin des rayons lumineux, elle agirait (quoique avec moins de puissance que si c’était dans l’air) en rassemblant plus promptement les rayons lumineux vers un foyer, parce que le cristal réfracte la lumière plus fortement que ne le fait l’eau.

Une chambre obscure est une caisse sur un côté de laquelle une lentille est adaptée, de façon qu’elle puisse s’éloigner ou se rapprocher, et de la sorte projeter à des distances variées des images distinctes des corps sur un écran en arrière et en dedans de la boite. La boîte, recouverte d’un verre de montre et remplie d’eau, dont il est question ci-dessus, peut donc être appelée une chambre obscure à eau.

14. Les organes intermédiaires, à l’aide desquels l’agent physique de la vision peut agir sur les expansions du nerf optique, comprennent trois genres d’appareils: (a) une chambre aqueuse qui est le globe de l’œil; (b) des muscles pour mouvoir le globe de l’œil ; (c) des organes pour protéger le globe de l’œil, savoir : les paupières avec leurs cils, leurs glandes et leurs muscles; la conjonctive, la glande lacrymale et ses conduits.

Le i/lobe de l'œil est constitué d’abofd par une enveloppe épaisse, dure, sphéroïde, formée de tissu connectif dont la plus grande partie est blanche et opaque, et qui s’appelle la sclérotique (S cl, flg. 65). Toutefois, en avant, cette capsule fibreuse de l’œil, bien qu’elle ne perde pas son caractère essentiel, devient transparente et prend le nom de cornée (Ch, flg. 65). La portion de la sclérotique qui porte le nom de cornée est plus convexe que le reste de cette membrane, de sorte que l’ensemble du globe de l’œil est tel qu’il pourrait être si on enlevait un segment de la région antérieure d’un sphéroïde du diamètre de la sclérotique)

et qu’on le remplaçât par un segment d’un sphéroïde plus pelit et par conséquent plus convexe.

15. L’enveloppe cornéo-sclérotique conserve sa forme à l’aide des humeurs de l’œil, substances liquides ou demiliquides, dont l’une, l’humeur aqueuse, remplit la cavité limitée par la cornée en avant, chambre antérieure, tandis que l'autre, l’humeur vitrée, remplit la cavité limitée en arrière par la sclérotique ou chambre postérieure.

Les deux humeurs sont séparées par le cristallin, corps transparent qui a la forme d’une belle lentille convexe sur ses deux faces, qui est plus dense que les humeurs de l’œil et qui réfracte plus fortement la lumière. Le cristallin est formé de fibres qui ont une organisation assez complexe. Il est très-élastique. Il est plus convexe en arrière qu'en avant, et se trouve maintenu en place par une charpente membraneuse délicate mais forte et élastique, le ligament suspenseur, qui s’étend du bord de la lentille aux procès ciliaires delà membrane choroïde (C p., fig. 65).

16. Cette membrane choroïde (Ch, fig. 65) est très-vasculaire; elle est en contact étroit, extérieurement, avec la sclérotique, et est tapissée intérieurement par une couche de petits corps polygonaux qui contiennent beaucoup de matière pigmentaire, et qui portent le nom de cellules pigmentaires. Ces cellules ne sont séparées de l’humeur vitrée que par la rétine. Les cônes et les bâtonnets sont en contact immédiat avec la choroïde; cette membrane recouvre toute la surface de la sclérotique, à l’exception du lieu où pénètre le nerf optique, au dehors et au dedans du centre du segment postérieur de l’œil ; mais, quand elle atteint la partie antérieure de la sclérotique, la surface interne de la choroïde se dessine en sillons longitudinaux avec des saillies intermédiaires qui se terminent en dedans et en avant par des extrémités arrondies, mais qui, en de-

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mis.

hors, passent dans 1 iris. Ces replis saillants de la choroïde sont les procès ciliaires mentionnés plus haut (Cp, fig. 65).

17. Quant à l'iris , nous l’avons déjà comparé à un écran percé d'un trou au centre et muni de fibres musculaires, sans stries, circulaires et rayonnées; l’ouverture

Fig. 65 . — Section horizontale du glose de l'<eil.

S cl, sclérotique ; C», cornée; R, insertion des tendons des muscles droit Ch, choroïde; C p, procès ciliaires ; Ci«, muscle ciliaire; Ir. iris; Kq, humeur aqueuse; Crq, cristallin; V/, humeur vitrée; lit, rétine; O p, nert optique ; Ml, tache jaune. La section est faite à travers un procès ciliaire de côté gauche et entre deux procès ciliaires de côté droit.

centrale peut s’agrandir ou se diminuer par l’action de ces fibres, dont la contraction, au contraire de celle des autres fibres sans stries, est extrêmement rapide. Les bords de l’iris sont fortement réunis à la capsule de l’œil, à la jonction de la cornée et de la sclérotique, par un tissu connecta

tif qui se continue avec le ligament ou anneau ciliaire. Des fibres musculaires non striées ou lisses, qui ont les mômes insertions en avant, se répandent en arrière sur la surface externe de la choroïde et constituent le muscle ciliaire (Cm, fig. 65). Quand ces fibres se contractent, il est évident qu’elles doivent pousser la choroïde en avant, et comme la charpente ou le ligarçent suspenseur du cristallin est en rapport avec les procès ciliaires (qui forment la terminaison antérieure de la choroïde), cette impulsion en avant de la choroïde revient au même résultat qu’à la diminution de la tension du ligament suspenseur, qui est, de même que le cristallin, très-élastique.

L’iris n’est pas suspendu perpendiculairement entre la surface antérieure du cristallin et la surface postérieure de la cornée, espace rempli par l’humeur aqueuse; il s’applique étroitement sur la face antérieure du cristallin, de sorte qu'il reste à peine un intervalle entre les deux (fig. 65 et 68).

18. Le globe de l’œil, dont les parties les plus importantes ont été maintenant décrites, est en principe une .chambre obscure (§15) remplie d’eau. En d’autres termes, la sclérotique répond à la boîte, la cornée au verre transparent, les humeurs aqueuses et vitrées à l’eau qui remplit la boite, le cristallin à la lentille biconvexe dont l’introduction est supposée; la face postérieure de la boite répond à la rétine.

En outre, dans une chambre obscure ordinaire, on a trouvé utile d'employer ce qu’on appelle un diaphragme c’est-à-dire une plaque opaque avec un trou percé à son centre) sur le trajet des rayons lumineux, dans le but de modérer la lumière et d’intercepter les rayons de la périphérie qui* à cause de certaines propriétés optiques des

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