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MORT GÉNÉRALE

mune. La même chose peut se dire des corpuscules du sang et probablement de plusieurs autres des éléments de nos tissus.

Cette forme de mort locale est insensible pour nous et essentielle au maintien de la vie; mais occasionnellement celte forme de mort se présenle à nous comme le résultat d’une blessure ou la conséquence d’une maladie. Une brûlure, par exemple, peut détruire soudainement une partie plus ou moins grande de peau. Ou bien encore une partie plus ou moins importante de la peau peut se mortifier, comme cela se voit dans le bourbillon qui est situé au milieu d’un furoncle; on voit parfois tout un membre mourir et offrir le singulier phénomène de la gangrène.

La mort locale de quelques tissus est suivie de leur régénération. Non-seulement toutes les formes de l’épiderme et de l'épithélium, mais encore les nerfs, le tissu connectif, les os et quelques muscles tout au moins peuvent être reproduits de la sorte, même en grand. Mais le cartilage, une fois détruit, ne se reproduit pas.

28. La mort générale présente deux types : la mort de l'ensemble de l’organisme et la mort des tissus. Par le premier terme on comprend la cessalion absolue des fonctions du cerveau et des organes de la circulation et de la respiration; par le second terme, l’entière disparition des actions vitales, des éléments ultimes qui constituent l’organisme. Quand la mort survient, le corps meurt tout d’abord, dans son ensemble ; la mort des tissus né survient parfois qu’après un intervalle assez considérable.

Ainsi s’explique que quelque temps après ce que l’on appelle ordinairement la mort, les muscles d’un criminel exécuté peuvent encore se contracter par l’application des stimulants propres : l’homme est mort, les muscles ne le sont pas.

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29. Les formes sous lesquelles la.mort se produit paraissent de prime abord extrêmement variées. On parle de la mort par vieillesse, ou par une maladie interminable; de la mort par inanition, par les innombrables variétés de blessures ou par le poison. Mais, en réalité, la cause immédiate de la mort, est toujours l’arrêt des fonctions de l’un de ces trois organes : le centre cérébro-spinal, les poumons ou le cœur.

Ainsi un homme peut être tué instantanément par une blessure qui attendrait la moelle allongée (voy. chap. xi), telle que peuvent en déterminer la pendaison ou la fracture des os-vertèbres du cou.

Ou bien la mort peut être le résultat immédiat de suffocation, strangulation, asphyxie ou submersion ; en d'autres termes, de l’arrêt des fonctions respiratoires.

Ou bien encore, la mort survient tout à coup, lorsque le cœur cesse de lancer l’ondée sanguine. Ces trois organes, le cerveau, les poumons et le cœur, ont été désignés par l’expression imagée de trépied de la vie.

En dernière analyse, cependant, la vie ne repose que sur deux bases, les poumons et le cœur ; car la mort par le cerveau est toujours l’effet de l'action consécutive produite sur cet organe par les poumons et le cœur. Les fonctions du cerveau cessent quand cessent ou la circulation ou la respiration. Mais si l’on peut entretenir artificiellement la circulation ou la respiration, le cerveau peut être enlevé sans déterminer la mort.

D'un autre côté, si le sang n’a pas été soumis au contact de l’air, sa circulation par le cœur ne suffit pas à entretenir la vie, et, si la circulation a cessé, la seule aération du sang dans les poumons est également inefficace pour prévenir la mort.

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