‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 15 sur 158 · MUSCLES DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

MUSCLES DES VAISSEAUX

térieur on voit une tunique de tissu fibreux (a, fig. 6). Les fibres musculaires sont des bandes aplaties en forme de fuseau, chacune posssédant au centre un noyau allongé comme une sorte de tige.

Quand ces fibres exercent leur propriété de contractilité, c’est-à-dire celle de se raccourcir dans le sens de la longueur et de rétrécir dans le sens de la largeur (ce qui,

Fig. 6.

A, petite artère; D, petite veine; toutes deux ont été traitées par l’acide acétique; a, tunique fibreuse; b, noyaux de la tunique fibreuse; c, noyaux de la tunique épithéliale.

Grossissement d'environ 500 diamètres.

nous l’avons dit dans la première leçon, est la propriété spéciale du tissu musculaire), elles diminuent à coup sûr le calibre du vaisseau, ainsi que le ferait tout genre de compression, et cétle contraction peut être poussée assez loin pour réduire à presque rien la cavité du vaisseau, et, en fait, la fermer.

La contraction des muscles des petites artères et des petites veines est réglée comme celle de tous les autres

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muscles, par leurs nerfs, ou, en d’autres termes, ce sont les nerfs de ces vaisseaux qui décident si le passage à travers les tubes sera libre et ouvert ou étroit et obstrué. Ainsi, tandis que les petites artères et les petites veines perdent la fonction d’arroser directement les tissus, fonction propre aux capillaires, elles gagnent celle de régler la fourniture du sang aux irrigateurs, c’est-à-dire à ces capillaires. La contraction ou la dilatation des artères qui approvisionnent un groupe de capillaires aboutit au même résultat que l'abaissement ou l'élévation des portes d'écluses dans un système de canaux d’irrigation.

3. Les artères et les veines de petit calibre se réunissent successivement en troncs artériels ou veineux plus larges; ceux-ci aboutissent à des canaux encore plus volumineux, qui, à la fin, communiquent avec le cœur par l’intermédiaire d’un fort petit nombre de troncs veineux ou artériels.

Les plus petites des artères et les plus petites des veines sont, nous l’avons vu, de même structure; mais les veines et les artères d'un plus gros calibre diffèrent considérablement; les plus grosses artères ont des parois si épaisses et si solides qu’elles ne s’affaissent pas quand elles sont vides. Celte épaisseur et celte solidité proviennent de ce que nonseulement la tunique musculaire est très-épaisse, mais qu’en outre une forte tunique de substance fibreuse trèsélastique se développe à l’extérieur de la couche musculaire. Ainsi, quand une artère volumineuse est tirée à ses extrémités, puis qu’on l’abandonne soudain, elle s’allonge et revient à ses dimensions primitives, à peu près comme un morceau de caoutchouc.

D’un autre côté, les veines volumineuses ne contiennent qu’une fort petite quantité de tissu élastique ou musculaire. Leurs parois sonldonc très-minceset elles s’affaissent quand elles sont vides,

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