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Troisièmement, si l’on place le doigt sur une artère

comme il s’en trouve une au poignet, on sentira ce que l’on appelle le pouls; c’est-à-dire que l’artère élastique se dilate un peu, à des intervalles réguliers qui correspondent aux battements du cœur. Toutefois, celte correspondance n’est pas très-rigoureuse; le battement de l’artère se produit un peu après celui du cœur; et plus l’intervalle est long, plus est grande la distance entre le cœur et l’artère. Le battement de l’artère du côté de la cheville interne, par exemple, est un peu en retard sur celui de la tempe.

La raison en est en ceci : que le sens du toucher par le doigt est assez délicat pour percevoir la dilatation de l'artère par le flot du sang qui la parcourt , grâce à la réaction élastique de l’aorte, mais n’est point assez délicat pour sentir le premier choc causé par la systole. Mais si, au lieu des doigts, des leviers très-sensibles sont appliquées sur deux artères quelconques, on reconnaîtra que le pouls commence en môme temps dans ces deux artères, et que le choc de la systole se fait sentir simultanément dans tous le système vasculaire; c’est seulement le liquide lancé dams les deux artères par la réaction élastique des gros vaisseaux qui met plus de temps à atteindre et à dilater les branches plus distantes.

17. Quatrièmement, si l’on coupe une artère, le jet du liquide qu'elle contient est augmenté par saccades régulières dont les intervalles répondent aux intervalles des battements du cœur. La cause de ce phénomène est tout à fait la même que celle du pouls; la force qui serait employée à distendre les parois de l’artère, si elle n’était pas coupée, s’emploie en jets de liquide quand l’artère est coupée.

18. Cinquièmement, dans les circonstances ordinaires, on ne peut sentir le pouls dans les capillaires ni dans les

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