‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 4 sur 158 · APERÇU GÉNÉRAL DE LA STRUCTURE ET DES FONCTIONS DU CORPS HUMAIN · texte numérisé non relu

APERÇU GÉNÉRAL DE LA STRUCTURE ET DES FONCTIONS DU CORPS HUMAIN

1 . Le corps d’un être vivant exécute des actes très-variés ; les uns sont visibles au premier coup d’œil, d'autres demandent une observation plus ou moins attentive, d’autres enfin ne peuvent être découverts que par l’emploi des procédés les plus délicats de la science.

Ainsi, une portion du corps est évidemment en activité constante. Même pendant le sommeil, alors que les membres, la tête et les paupières sont en repos, l’élévation et l’abaissement incessants delà poitrine nous rappellent que nous contemplons l’image du sommeil et non celle de la mort.

Un examen plus attentif est nécessaire pour constater le mouvement du cœur, les battements des artères, les hangements de dimension de la pupille à des lumières différentes ou pour vérifier que l’air qui est expiré est plus chaud et plus humide que celui qui est inspiré.

Si enfin , nous cherchons à déterminer ce qui se passe dans un nerf quand on l'excite ou dans l’œil quand cet organe s’adapte aux différentes distances; de quels matériaux se forment la chair et le sang, ou bien encore par quel mécanisme une douleur soudaine nous fait tressaillir, nous devons mettre en œuvre tous les procédés de la logique inductive et déductive, toutes les ressources de la physique et de la chimie, toutes les délicatesses de l’expérimentation.

2. L’ensemble des faits et des théories auquel nous arrivons par les différents procédés d’investigation simples ou compliqués, en ce qui touche les actes de l’organisme et le mode de production de ces actes, constitue la science de la Physiologie humaine.

Une esquisse élémentaire de cette science et des notions anatomiques qui lui sont parfois nécessaires, tel est le sujet des chapitres qui suivent. Celui-ci sera consacré à ce qui, dans la structure du corps humain et dans scs actes ou fonctions, peut être vérifié par des observations faciles, ou tout au moins pourrait l’être si l’on avait à sa disposition des corps humains aussi aisément que des animaux pour l’examen et l’expérimentation.

5. Imagine* une chambre dont les murailles seraient faites de glace et à travers laquelle passe un cohrant d’air pur, glacé : ces murs ne se fondront point. Pesez ensuite avec soin un homme bien portant et faites-le se promenef pendant une heure dans celte chambre ; durant cet acte il dépensera étidemment une assez grande somme de force

Page 1