LE DIAPHRAGME
tiges dans la direction figurée en B, tandis que si on accroche cette bande en w et en z, ces tiges seront abaissées ainsi que le monlre C (fig. 22).
Remplacez l’élasticité de la bande par la contractilité des muscles intercostaux externes et internes et vous verrez que cette bande a donné l'image vraie de l’action de ces muscles; il est donc prouvé que les intercostaux externes doivent élever les côtes et les intercostaux internes les abaisser.
. 16. Le diaphragme est une grande membrane placée entre le thorax et l’abdomen, toujours convexe dans le
Fig. 23. — Le diaphragme vu pah sa face inférieure ou addominaie.
V, C, 1, veine cave inférieure j (F-, œsophage ; A o, aorte; TA, I), canal thoracique coupé là où / passe à travers le diaphragme dont le centre tendineux blanc se distingue aisément des fibres musculaires qui s’irradient, descendent vers tes côtes où se forment les deux piliers au-devant des vertèbres.
thorax et concave dans l'abdomen (fig. 1). De son centre, qui est tendineux, des fibres musculaires divergent en bas
vers lescôles, et deux faisceaux charnus assez volumineux, appelés piliers du diaphragme, viennent s'insérer à la colonne dorsale (fig. 25). C’est pourquoi, quand ces fibres musculaires se contractent, elles tendent à aplatir le diaphragme et à augmenter la capacité du thorax aux dépens de celle de l’abdomen en abaissant le fond de la cage thoracique.
17. Examinons maintenant quelles seront les conséquences de l’activité des parties de l’appareil respiratoire que nous avons décrites, si le diaphragme seul se contractait à des intervalles réguliers.
Quand il se contracte, il augmente les dimensions verticales de la cavité thoracique et tend à séparer la membrane qui recouvre le diaphragme de la membrane qui recouvre la base des poumons. Mais l’air se précipite immédiatement dans la trachée, la dimension des poumons s’augmente proportionnellement et empêche la formation d’un vide quelconque entre les deux couches de la plèvre. Quand le diaphragme cesse de se contracter, la partie de force élastique du poumon qui était neutralisée entre en action et l’excès d’air introduit est expulsé.
Nous avons eu, en somme, une inspiration et une expiration.
Supposez d’un autre côté que, le diaphragme étant en repos les muscles intercostaux externes se contractent : les côtes se relèveront de leur position oblique, les dimensions antéro-postérieures de la cavité thoracique s’accroîtront et les poumons se dilateront comme auparavant, pour combler la dilatation. Si maintenant les intercostaux externes se relâchent, l’action de la pesanteur sur les côtes et l’élasticité du poumon suffiront seules pour ramener les côtes à leur première position et pourchasser l’air en excès. Mais cet acte inspiratoire peut être considérable-