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PRESSION ATMOSPHÉRIQUE

5) Que les veines ont des valvules qui se dirigent vers le cœur; et que, d’une part, pendant la diastole, il 'n'y a à aucun moment un obstacle quelconque au libre passage du sang dans le cœur, tandis que, d’autre pari, la cavité des artères est séparée de celle des ventricules, pendant la diastole, par l’occlusion des valvules semi-lunaires.

Il suit de là que des pressions égales appliquées à la surface des artères et à celle des veines doivent produire des effets très différents. Dans les veines, la pression est une force qui n’agissait pas à un moment antérieur à celui où elle commence ; et en partie à cause de l’existence des valvules, en partie à cause du défaut de résistance du cœur, en partie à cause de la résistance des capillaires, elle tend à accélérer le cours du sang vers le cœur ; dans les artères, la pression est seulement une fraction de force qui s'ajoute à celle qui existait auparavant, de sorte que pendant la systole elle ne produit qu’une augmentation relativement petite à la résistance qui doit être surmontée par le ventricule gauche , et pendant la diastole elle s’ajoute à l’élasticité des parois artérielles, en chassant le sang en dedans vers les capillaires — d'autant plus que tout mouvement dans une direction opposée est arrêté par les valvules semi-lunaires.

C’est pourquoi il est clair que les mouvements inspiratoires aident le cœur, d’autant plus que leur résultat général est de ramener le sang vers cet organe qui doit le lancer de nouveau.

28. Dans l’expiration, la différence entre la pression atmosphérique sur la surface du corps et celle qui s'exerce sur le contenu du thorax à travers les poumons diminue d’autant plus que l’expiration est plus complète. Quand, pâr l’élévation du diaphragme et l'abaissement des côtes, la cavité du thorax est resserrée au point qu’une pression

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se fait sentir sur les gros vaisseaux, les veines en sont spécialemeht affectées à cause de la finesse de leurs parois, et le cours du sang dans leur cavité peut s’en trouver interrompu de façon à donner lieu aux pouls veineux dans les grosses veines du cou. Dans ses effets sur les troncs artériels, l'expiration de même que l’inspiration est dans son ensemble favorable à la circulation, l’augmentation de la résistance des valvules du cœur pendant la systole ventriculaire étant plus que contre-balancée par l’avantage ajouté à la réaction élastique des parois artérielles par la pression expiratoire.

Quand le crâne d’un animal vivant est ouvert et que le cerveau est mis à nu, on voit la substance cérébrale s’élever et s’abaisser en même temps que les mouvements respiratoires. L’élévation correspond à l’expiration.

29. Jusqu’à présent j’ai supposé que les conduits de l’air étaient librgment ouverts pendant les mouvements d'inspiration et d’expiration. Mais si, les poumons se trouvant dilatés, on ferme la bouche et le nez et que l’on fasse alors un mouvement expiratoire violent, le mouvement du cœur peut être entièrement arrêté, et cette expérience n’est pas sans quelque danger. Le même résultat se produit si les poumons étant partiellement évacués, la bouche et le nez étant clos, on fait un énergique effort inspiratoire. Dans le dernier cas, l’excessive distension du côté droit du cœur en conséquence de l’afflux du sang peut être la cause de l’arrêt de l’action du cœur, mais dans le premier cas la raison de l’arrêt du cœur n’est pas parfaitement claire.

30. L’activité des mouvements respiratoires est trèsmodifiée par les circonstances au sein desquelles le corps est placé. C’est ainsi que le froid augmente beaucoup la quantité d’air inspirée, d’oxygène absorbé et d’acide car-

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