‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 56 sur 158 · ASPHYXIE · texte numérisé non relu

ASPHYXIE

tir.

bonique expulsé. L’exercice el l’alimentation ont un résultat analogue.

Eu égard au poids du corps, l’activité de la respiration est beaucoup plus grande chez les enfants et diminue graduellement avec l’âge.

L’excrétion d’acide carbonique est plus grande pendant le jour et diminue graduellement le soir ; elle atteint son maximum au milieu de la nuit ou peu après.

Des observations récentes paraissent établir que la règle : la quantité d’oxygène absorbée pendant l’inspiration est approximativement égale à celle qui est rejetée par l’expiration, n’est vraie que pour le résultat total de vingtquatre heures de respiration. Il parait que durant le jour il sort beaucoup plus d'oxygène (en combinaison avec le carbone, sous forme d’acide carbonique) qu’il n’en entre, tandis que pendant la nuit on absorbe plus d’oxygène que l’on n’en excrète sous forme d’acide carbonique pendant une période égale de temps. Il est très-probable que celle déperdition d’oxygène vers la fin de la journée est l’une des causes du sentiment de lassitude qui survient à ce moment.

La quantité d’oxygène qui disparait, eu égard àla quantité d’acide carbonique qui est rendue, est plus grande chez les carnivores que chez les herbivores, plus grande chez l’homme qui se nourrit de viande que chez celui qui se nourrit de végétaux.

31. Quand un homme est étranglé, noyé, étouffé ou empêché d’une façon quelconque d’inspirer ou d'expirer un air atmosphérique suffisamment pur, ce que l’on appelle l ’ asphyxie se produit ; la face bleuit , les veines se gonflent, l'insensibilité, souvent accompagnée de mouvements convulsifs, se déclare et il meurt en peu de minutes.

Mais dans ces procédés d’asphyxie deux influences de

nature distincte coopèrent ; l’une est la privation d'oxyyène; l'autre est l’accumulation excessive d’acide carbonique dans le sang. La privation d’oxygène et l’empoisonnement par l’acide carbonique qui isolément pourraient être mortelles agissent de concert.

Les effets de la privation d’oxygène peuvent être étudiés isolément en plaçant un petit animal sous la cloche d’une machine pneumatique et en faisant le vide. Dans ce cas, il ne se produit pas d'accumulation d’acide carbonique, mais la provision d’oxvgène devient insuffisante et l’aniinal meurt rapidement ; si l'expérience est faite d’une autre façon, en plaçant un petit oiseau ou mammifère dans une atmosphère dont on enlève l’acide carbonique aussitôt qu’il se forme, l’animal mourra néanmoins aussitôt que la proportion d’oxygène sera réduite à 10 pour 100 à peu près.

Les effets directement toxiques de l’acide carbonique ont été, d’un autre côté, très-exagérés. Une très-grande quantité d’acide carbonique (10, 15 ou 20 pour 100) peut être contenue dans l’air sans produire aucun effet sérieux immédiat, si l’on augmente simultanément la quantité d’oxygène ; il est même possible que ce qui semble être directement le résultat d’un empoisonnement par l’acide carbonique ne lient réellement qu’à ce que ce gaz prend la place qui devrait être occupée par l’oxygène. Dans ce cas, l’acide carbonique est plutôt un poison négatif que positif.

Mais, quel que soit le plus puissant de ces deux agents, leur effet, combiné dans l’asphyxie, produit d’abord une obstruction dans la circulation pulmonaire et secondement dans les veines du corps en général. En conséquence, les poumons et le côté droit du cœur sont gorgés de sang, tandis que les artères et le côté gauche se vident graduellement de la petite quantité de sang noir et sans air qui

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