GÉNÉRATION DE LA CHALEUR
Le sang de la veine splénique conlient proportionnellement moins de globules rouges, mais plus de globules incolores et plus de fibrine que celui de l'artère splénique. On a supposé que la rate est l’une des parlies de l’organisme dans lesquelles se produisent spécialement les globules incolores.
La rate (S pi) et l’artère splénique (SpA). On voit au-dessous la veine splénique qui concourt à former la veine porte (VP). A o, l'aorte; D, un pilier du diaphragme; PI), canal pancréatique, vu à l'aide d’une dissection dans la section du pancréas; Dm, le duodénum; ED, conduit biliaire qui s’ouvre dans le canal pancréatique en x; y, vaisseaux de l’intestin.
29. On a vu que de la chaleur rayonne constamment de la peau et des conduits de l’air et que tout ce qui passe à travers le corps entraine de la même façon une certaine quantité de chaleur. De plus, la surface du corps est beaucoup plus exposée au froid que son intérieur. Néanmoins la température du corps se maintient très-uniforme en tout temps et dans toutes les régions dans la limite de un ou deux degrés au-dessus ou au-dessous de 57° centigrades.
Ce faites! le résultat de trois conditions: la première est
liü LEÇONS DE PHYSIOLOGIE. — V.
que la chaleur se produit incessamment dans l’organisme ; la seconde qu'elle est incessamment distribuée à travers l’organisme ; la troisième qu’elle est l’objet d’un règlement incessant.
La chaleur se produit toutes les fois qu’une oxydation a lieu ; il suit de là que toutes les fois que des substances protéiques ou des matières grasses ou amyloïdes se transforment en produits de décomposition plus hautement oxydés, — l’urée, l’acide urique, l’acide carbonique et l’eau, de la chaleur se dégage nécessairement. Mais ces procédés se passent dans toutes les parties du corps dans lesquelles l’activité vitale se manifeste ; de sorte que chaque vaisseau capillaire et chaque îlot de substance exlravasculairc est en réalité un petit foyer au sein duquel la chaleur se développe en raison de l’activité des changements chimiques qui s’accomplissent dans leurs éléments.
30. Mais comme les activités vitales des différentes parties du corps et du corps tout entier sont très- variables selon les circonstances, et comme quelques parties du corps sont situées de façon à perdre leur chaleur par le rayonnement et la conductibilité beaucoup plus facilement que d’autres, la température du corps serait très-inégale dans ces diverses régions et à diverses périodes s’il n’existait pas un arrangement à l’aide duquel la chaleur se distribue et se régularise.
Sous quelque forme quel’o*ydation se produise dans une partie quelconque* elle élève à un degré proportionnel la température du sang qui à ce moment se trouve dans cette partie. Mais ce sang est rapidement chassé dans d’autres régions dii corps et leur abandonne promptement son excès de chaleur. D’un autre côté, le sang de la surface du corps dont la température est abaissée par l’évaporation et par le rayonnement ne subit qu’une très- légère
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perle de chaleur avant qu’il soit transporté dans les organes plus profonds; là, il se réchauffe par le contact aussi bien que par les actes d’oxydation auxquels il prend part. De la sorte les vaisseaux sanguins et leur contenu peuvent se comparer à un système de tuyaux d’eau chaude à travers lesquels cette eau est maintenue en constante circulation à l’aide d’une pompe; mais au lieu d’être chauffé comme d’ordinaire par une chaudière centrale, elle l’est par une multitude de jets de gaz placés inégalement sous les tuyaux, de façon que çà et là il s’en trouve plus ou moins. Il est évident que bien que la chaleur puisse être beaucoup plus considérable sur certains points du système que sur d’autres, la température d’ensemble de l’eau sera égalisée si l’eau est mise en mouvement par la pompe avec une rapidité suffisante.
31. Si ce système était entièrement composé de tuyaux fermés, la température de l’eau pourrait s’élever à un degré quelconque par les jets-de gaz. D’un autre côté, elle pourrait être maintenue abaissée à un degré voulu en faisant qu’une portion plus ou moins grande des tuyaux soit mouillée d’eau qui puisse s’évaporer librement, en les enveloppant par exemple d’étoffe mouillé ; plus serait grande la quantité d’eau évaporée, plus serait basse la température de l’ensemble de l’appareil.
Or, la réglementation de la température du corps humain s’effectue selon ce principe. Les vaisseaux sont des tuyaux fermés, mais un grand nombre d’entre eux sont enveloppés par la peau et par les membranes muqueuses du conduit de l’air qui sont physiquement des linges mouillés librement exposés à l’air. C’est l’évaporation de ceux-ci qui exerce une influence plus importante qu’aucune autre condition sur la réglementation de la température du sang et par suite du corps tout entier.
Mais pour plus de précision encore dans l’organisme, l’humidité du régulateur est elle-même déterminée par l’état des petits vaisseaux, puisque l’exsudation à travers ces vaisseaux a lieu plus facilement quand les parois des veines et des artères sont relâchées et que le sang les vient distendre, ainsi que les capillaires. Toutefois, la condition des parois des vaisseaux dépend des nerfs qui s'y distribuent, et il arrive que le froid peut affecter ces nerfs de façon à donner lieu à la contraction des petits vaisseaux; une chaleur modérée donnera lieu à des effets contraires. De la sorte, la fourniture de sang à la surface est amoindrie et la perle de chaleur est en conséquence affaiblie quand la température extérieure est basse, tandis que si elle est assez élevée la masse de sang qui se dirige vers la surface s’augmente, la sueur liquide chassé des vaisseaux est excrété par les glandes en grappes, et l’évaporation de ce liquide lutte contre l’élévation de la température dans le sang de la superficie.
Il suit de là qu’aussi longtemps que la surface du corps transpire librement et que les conduits de l’air sont trèslmmides, un homme peut rester impunément pendant longtemps dans un four dans lequel on cuit la viande. La chaleur de l’air se dépense à convertir cette perspiration très-abondante on vapeur, et la température du sang de l’homme s’élève à peine.
5 -J. Les principales sources actives de déperdition intermittente pour le sàng sont les glandes proprement dites qui sont toutes en principe des poches étroites creusées dans les membranes muqueuses ou dans la peau et tapissées par une prolongat ion de l’épithélium ou del’épidernie. Dans les glandes de Lieberkuhn qui existent en nombre considérable dans les parois du petit intestin, chaque glande n’est autre chose qu’un simple repli de la membrane