‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 71 sur 158 · LANDES EN GRAPPES · texte numérisé non relu

LANDES EN GRAPPES

muqueuse ayant la forme d’un tube-éprouvelte dont l'extrémité fermée serait dirigée vers l’extérieur, et l’extrémité ouverte' vers la surface interne de l’intestin.

Les glandes sudoripares de la peau, ainsi que nous l’avons déjà vu ($ 16 ), sont pareillement des replis de la peau en forme de tubes simples et en cul-de-sac contourné sur euxmêmes. Les glandes sébacées, qui sont d’ordinaire en rap-

Fig. 33.

A«. conduit salivaire avec b scs ramifications latérales et d leurs extrémités en cul-de-sac; B, deux de ces conduits grossis.

port avec le bulbe des cheveux, sont plus courtes, et leurs extrémités closes sont en quelque sorte subdivisées, de façon que la glande so compose d’un col étroit et d’une extrémité dilatée en ampoule. Le col par lequel la glande communiqu’e avec la surface libre s’appelle son conduit. Des glandes plus complexes se forment par l’élongation du canal en un long tube, et la subdivision des extrémités closes en une multitude de tubes semblables, chacun desquels se termine par une dilatation. Ces dilatations attachées à leurs conduits ramifiés ressemblent quelque peu à une grappe de

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raisin; aussi ces glandes s’appei'ent-elles glandes en grappes. Les glandes salivaires et le pancréas appartiennent à cette catégorie.

Or, plusieurs de ces glandes, telles que les glandes salivaires et le pancréas (outre les glandes de la sueur que nous avons jugé utile d’étudier plus haut), n'agissent que quand certaines impressions du système nerveux donnent lieu à un état particulier de la glande, de ses vaisseaux ou des deux à la fois.

Ainsi la vue, l’odeur ou même la pensée d’un mets déterminera un flot de salive à la bouche; les glandes jusqu’alors tranquilles verseront soudain à l’extérieur cette sécrétion liquide, résultat d’un changement dans les conditions du système nerveux. Chez les animaux, les glandes salivaires peuvent sécréter abondamment si l’on irrite, le nerf qui se distribue à la glande et à ses vaisseaux. Jusqu’à quel point cet effet est-il le résultat de l’influence mécanique du nerf sur l’état de la circulation, et jusqu’à quel point dépend-il d'une influence directe sur l’état du tissu même de la glande? — Cela n’est point jusqu’à présent nettement déterminé.

Les liquides versés à l'extérieur par les glandes intermittentes sont toujours très-pauvres en éléments solides et consistent principalement en eau. Ceux qui sont déversés sur la surface du corps se dissipent, mais ceux que reçoit le tube digestif sont sans doute réabsorbés dans une grande proportion.

53. Les grandes sources intermittentes de gain pour le sang qui proviennent des matériaux usés, sont les muscles dont chaque contraction s’accompagne d’une oxydation de matière organique et d’une introduction des produits oxydés dans le sang. Qu’une grande partie de ces matériaux soit formée d’acide carbonique, on en a la preuve dans les

SOURCES IkE GAIN

faits suivants : le sang qui quille un muscle après une

contraction est toujours profondément veineux, beaucoup plus que celui qui quitte un muscle au repos; b, les efforts musculaires augmentent tout à coup énormément la quantité d’acide carbonique expiré; on ne sait pas encore positivement si, dans ces circonstances, la quantité de produits azotés de décomposition augmente ou reste stationnaire.

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