ESTOMAC
tube à parois musculaires dont les fibres sont lisses et recouvertes d’un épithélium. Mais il diffère de la gorge à plusieurs égards. D’abord, sa cavité est plus grande et son extrémité gauche sc développe en une dilatation que l’on appelle cardiaque, parce qu’elle se trouve du côté du cœur (lig. 5(i b). L’ouverture du pharynx dans l’estomac
Eig. 30. — L'esTOxaC vu paii sa face postéiiieuiie enlevée.
rt, œsophage; b, dilatation cardiaque ou grand cul-de-sac ; e, petite courbure; il, pylore; e, canaux biliaires; f, vésicule ou tiel ; ij, canal pancréatique s'ouvrant par le même orilice que le canal cystique en l'ace U e A ; A, i, duodénum.
ou cardia est, en conséquence, à peu près au milieu de la longueur transversale de cet organe, qui présente à considérer une grande courbure, longue, convexe le long du bord antérieur ou inférieur et une petite courbure corn cave sur son contour postérieur ou supérieur. Vers son ex^trémilé droite ou inférieure, l’estomac se rétrécit et, quand il devient l’intestin, les fibres musculaires sont disposées
de façon à former une sorte de sphincter autour de l’ouverture de communication. Cette ouverture s’appelle le nylore (fig. 56 d).
La membrane muqueuse qui tapisse les parois de l’estomac est très-délicate et une multitude de petites glandes simples s’ouvrent à sa surface. lien est d’autres qui offrent une structure un peu plus compliquée (fig. 57); leur extrémité en cul-de-sac se subdivise. Ce sont ces glandes gastriques qui, lorsque la nourriture arrive dans l’estomac, déversent un liquide peu épais, le suc gastrique. Cette acidité provient de la présence des acides hydrochlorique ou lactique; mais, en outre, le suc gastrique contient une substance, appelée pepsine, qui semble offrir quelque analogie avec la ]>tyaline (g 14). En somme, quand les aliments arrivent dans l'estomac, les contractions de cet organe les pétrissent et les mêlent intimement au suc gastrique.
19. On peut aisément reconnaître les propriétés du suc gastrique par l’expérimentation; que l’on mette un petit morceau de cette partie de la membrane muqueuse qui contient les glandes dites peptiques, dans de l’eau acidulée qui contiendrait de petits morceaux de viande, d’œufs durs ou d’autres aliments protéiques, et que l’on maintienne le mélange à une température d’environ 45° centigrades: au bout de quelques heures, on trouvera que le blanc de l’œuf s’est dissous, s’il n’était pas en trop grande quantité, et ce qui reste de la viande s’est transformé en une pulpe qui estformée principalement du tissu connectif et des matières grasses qu’elle contenait. Ceci est une digestion artificielle, et l’on a établi expérimentalement que la même opération s’exécute quand l’aliment subit une digestion naturelle dans l’estomac d’un animal vivant.
La solution protéique, ainsi effectuée, s’appelle un peptone et offre à peu près les mêmes caractères, quelle que