LIGAMENTS
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cotyloïde à la tète arrondie formée par l’extrémité du fémur (fig. 45).
Au cou, deux ligaments passent du sommet de l’apophyse odontoïde aux bordsdutrou occipital. Ces ligaments s’opposent à la rotation excessive de la tète sur le cou ; un troisième s’insère entre les deux précédents (fig. 47, c). Ils portent le nom de ligaments odontoïdiens.
Dans l’une des articulations du corps humain, la hanche, la coupe ou cavité cotyloïde adhère si étroitement à la tète du fémur et la capsule ligamenteuse ferme si complètement sa cavité de tous côtés que la pression de l’air doit être mise au nombre des causes qui empêchent la dislocation. Ce fait a été établi expérimentalement en perçant un trou à travers le fond de la cavité de façon à permettre l’accès de l’air ; le fémur tombe alors tout d’un coup, d’autant que les ligaments rond et capsulaire le permettent, ce qui montre qu’il était maintenu en contact par la pression atmosphérique.
17. Les différents genres de mouvements que des leviers articulés, comme nous venons de le voir, sont capables d’exécuter sont appelés: flexion et extension; abduction et adduction; rotation et circumduction.
Dn membre est en flexion quand ses deux extrémités se rapprochent ; en extension quand elles s’éloignent; en abduction quand il s’écarte de l’axe du corps ; en adduction quand il s’en rapproche autant que possible, en rotation quand il tourne sur son axe, en circumduction quand il décrit une surface conique par rotation autour d’un axe imaginaire.
Aucune partie du corps n'est apte à tourner à la manière d’une roue ; il est évident qu’un tel mouvement déchirerait les nerfs, les vaisseaux, les muscles, etc., qui unissent toutes les parties entre elles.
18. Étant donnés deux os réunis par une jointure, ils peuvent être mus l’un sur l’autre dans deux directions différentes au moins. Dans le cas des articulations à charnières (ginglymes) simples, ces directions sont opposées et dans le même plan; mais dans toutes les autres articulations, les os peuvent-élre mus en plusieurs directions et dans plusieurs plans.
Dans le cas d’une articulation à charnière simple, les deux mouvements possibles seront effectués en insérant des muscles aux os qui sont sur les côtés opposés des jointures, c’est-à-dire sur le côté vers lequel l’un des os se déplace, et sur le côté d’où il vient. Quand l’articulation fléchit, l’un ou l’autre de ces muscles se contracte, il rapproche ses extrémités d’insertion et fléchit ou étend, selon les cas, la jointure vers le côté sur lequel la seconde insertion se trouve placée.
Ainsi le muscle biceps (B/, fig. 44) fléchit et le triceps (Tr fig. 44) étend l’avant-bras sur le bras.
Dans l’autre forme extrême d’articulation que nous avons comparée ou bilboquet avec sa boule (enarthrose ) , des mouvements peuvent se produire dans tous les plans en attachant des muscles en nombre suffisant et selon les directions correspondantes d’un côté à l’os auquel appartient la cupule, de l’autre à celle qui fournit la tète. La circumd action se produit par la contraction combinée et successive des muscles.
19. Il arrive ordinairement que l’os auquel est fixée l’extrémité d'un muscle est absolument ou relativement fixe, tandis que celui auquel l’autre extrémité est attachée est mobile. Dans ce cas, les insertions se distinguent en fixes et mobiles.
Lesfibres des muscles sont quelquefois attachées directement sur des parties qui leur servent d’insertions fixes et