MUSCLES
mobiles; mais le plus ordinairement des cordes résistantes ou des bandesdetissus fibreux, appelées tendons, s’interposententre lemuscle propre et son insertion fixe oumobile. Quand ces tendons jouent sur des surfaces dures, elles en sont ordinairement séparées par des sacs qui contiennent un liquide et que l’on nomme des bourses ; parfois même ils sont enveloppés de sacs synoviaux.
Habituellement la direction de l’axe d’un muscle est celle d’une ligne droite qui joint ses deux insertions. Mais dans quelques muscles, tels que Y oblique supérieur de
Fig. 18.
Trajet du muscle digastrique. 0. son ventre postérieur. !>■, son ventre antérieur entre les deux ventres se trouve le tendon qui passe parla poulie attachée à lly os hyoïde.
l'œil, le tendon passe sur une poulie formée par un ligament et change complètement de direction avant d’atteindre son insertion. (Voy. leçon IX.)
On voit encore des muscles charnus à leurs extrémités et pourvus d’un tendon à leur centre. Ces muscles sont appelés digastriques ou à deux ventres. Dans ce muscle si curieux qui abaisse la mâchoire inférieure, et qui porte spécialement le nom de digastrique, le tendon du milieu glisse sur une partie qui est en rapport avec l’os hyoïde ; le muscle qui va en bas et en avant, du crâne â cette poulie,
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après l'avoir traversée se dirige en haut et en avant vers la mâchoire inférieure.
20. Nous pouvons maintenant passer de l'élude du mécanisme des mouvements à celui de la locomotion.
Quand un homme, qui se tient debout sur ses deux pieds, se met en marche en commençant par la jambe droite, le corps s’incline de façon à placer en avant le centre de gravité; le pied droit étant levé, la jambe droite s’avance de la longueur d’un pas et le pied se pose de nouveau sur le sol. Entre temps, le talon gauche se lève, mais les orteils du pied gauche n’ont pas quitté le sol quand le pied droit l’a atteint, de sorte qu’il n’y a pas un moment où les deux pieds soient simultanément en l’air; pendant un moment, les jambes forment les deux côtés d'un triangle équilatéral et le centre du corps est conséquemment plus bas qu’il ne l’était lorsque les deux jambes étaient parallèles et réunies.
Cependant le pied gauche a fait plus que changer de position; les muscles du mollet entrant en jeu, agissent sur le pied comme un levier du second genre et lancent le corps — dont le poids repose principalement sur l’astragale gauche, — en haut, en avant et à droite. La quantité de mouvement qui est ainsi communiquée au corps, lui fait décrire ainsi qu’à la jambe droite un arç de cercle qui a pour centre l’astragale droite. En conséquence, le centre du corps se relève à la hauteur qu’il avait précédemment, à mesure que la jambe droite se place dans la verticale, et descend de nouveau à mesure que la jambe droite s’incline en avant.
Quand le pied gauche a quitté le sol, le corps repose sur la jambe droite et se trouve bien ep avant du pied gauche; de sorte que sans aucune dépense musculaireultérieure, le pied gauche se trouve mu en avant comme
JlAltCllE ET SAIT.
un pendule et est transporté par son mouvement acquis au delà du pied droit, position à laquelle le second pas est achevé.
Quand les intervalles des pas sont distribués de façon que chaque jambe , dans son mouvement de pendule, vienne se placer en avant pour effectuer un nouveau pas sans effort musculaire de la part du marcheur, la marche s’effectue avec la plus grande économie possible de force. El comme la jambe suspendue est un véritable pendule, dont les vibrations — toutes choses d’ailleurs égales — ont une durée proportionnelle à sa longueur (les pendules courts se balancent plus vite que les longs) ; il s’ensuit que — en moyenne — le pas naturel des personnes qui ont des jambes courtes, est plus rapide que celui de ceux qui ont des jambes longues.
Dans la course, il y a un moment où les deux jambes ont à la fois quitté le sol. I.es jambes sont portées en avant par une contraction musculaire, et l’action du levier de chaque pied est saccadée et violente. En réalité l’action de chaque jambe ressemble dans une course violente à celle qui constitue le saut quand les deux jambes agissent simultanément, l’extension brusque des jambes ajoutantà l’impulsion qui dans la marche lente n’est donnée que par les pieds.
21. L’appareil moteur le plus singulier du corps est peut-être le larynx par l’action duquel la voix se produit.
Les conditions essentielles pour la production de la voix humaine sont :
a) L’existence des cordes vocales;
b) Le parallélisme des bords de ces cordes sans lequel elles ne pourraient vibrer de façon ù produire des sons ;
r) Un certain degré d’épaisseur des cordes vocales au-
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dessous duquel elles ne pourraient vibrer assez vite pour produire des sons ;
il) Le passage, entre les bords parallèles des cordes vocales, d’un courant d'air assez fort pour faire entrer ces cordes en vibration.