Les cordes vocales ne sont pas, à proprement parler
Fis. 49.
Diagramme du larynx. On a supposé que le cartilage lliyrolde était transparent, ce qui permet de voir le cartilage arythénoïde droit (Ar), le ligament vocal (V) et le muscle thyro-anylhénoldien (T/iA) j la partie supérieure du cartilage cricoide (Cr) et l'insertion de l’épiglotte (Fp); C/A, muscle crico-thyroidien droit j Tr, trachée; lly, l’os hyotde.
des cordes, mais des coussins élastiques à larges bases fixées au larynx et aux bords tranchants libres qui constituent les limites latérales de la glotte. En avant les extrémités des bords de ces coussins vocaux sont attachées, étroitement réunies, à l’angle rentrant du cartilage thyroïde ; en arrière, aux cartilages arythénoïdes. Ceux-ci, abandonnés à eux-mêmes, divergent de telle sorte qu’à l’état de repos, l’ouverture de la glotte a la forme d’un V,
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la pointe duV étant en avant, la base en airière (fig. 51). Dans ces conditions un courant d’air passant à travers la glotte ne produit aucun son ; aussi l’expiration et l’inspiration se passent d’ordinaire en silence.
23. Le cartilage thyroïde est une large lame de cartilage repliée en forme deV et disposée de telle sorte que
Fig. SO. j *
Section verticale et transversale à travers le larynx; on a enlevé la moitié postérieure. E/i, épiglotte; TA, cartilage thyroïde; a, cavités appelées ventricules du larynx au-dessus du ligament vocal (V) ; x , muscle thyroarythénoïdien droit coupé en travers; Cr, cartilage cricoïde.
la pointe du V est tournée en avant, et constitue ce qu’on appelle d’ordinaire la « pomme d’Adam. » En liant, le cartilage thyroïde est attaché à l’os hyoïde. En dessous et en arrière, ces larges faces se terminent en petits prolongements appelés cornes qui sont réunis par des ligaments avec l’extérieur d’un grand anneau carlila-
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gineux, le cartilage cricoïde qui forme, pour ainsi dire, le toit du conduit de l’air.
L’anneau cricoïde est beaucoup plus haut en arrière qu’en avant, et un intervalle qui n’est occupé que par une membrane existe entre le bord supérieur et le bord inférieur de la région antérieure du cartilage thyroïde quand
La glotte disséquée, vue d’en haut. Ci, cartilage cricoïde; TA, cartilage thyroïde; TAA, muscle thyro-arylhénoidien ; V, bords des ligaments vocaux qui bordent la glotte; Arg, cartilages arythénordes ; TAA, cartilage thyro-arythénoîJe; Cal, cartilage crieo-arylhénoïde latéral: Cap, cartilage crico-arithénotde posléricur; A rp, muscle arytliénolde postérieur.
ce dernier est horizontal. Ce cartilage, tournant donc sur l’articulation de ses cornes avec la partie postérieure du cricoïde, à la manière des charnières, peut être mû de haut en bas dans l'espace laissé par cette membrane. Quand il se meut en bas, la distance entre la partie antérieure du cartilage thyroïde et le dos du cricoïde s’augmente nécessairement ; elle diminue au contraire, quand il revient à la position horizontale. Il se trouve, de chaque côté, un gros muscle, le crico-thyroïdicn qui va obliquement du
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côté externe du cartilage cricoïde au thyroïde, en haut et en arrière, et tire ce dernier en bas.
24. Les deux cartilages arythénoïdes sont posés côte à côte sur le bord supérieur de la partie postérieure du cricoïde et s’articulent mollement avec lui. Les muscles sont disposés de façon à les rapprocher ou à les éloigner l’un
Fig. 51.
Diagramme d'un appareil qui montre le jeu des leviers'et des muscles du larynx ; le pilier vertical représenle les cartilages cricoîdes et arythénoides ; la tige (bc) est mobiie sur un pivot en e et représente le cartilage rricofde ; ah, est une bande élastique qui représente le ligament vocal, l'aralléle à ce ligament, se trouve une corde attachée A une extrémité de la tige bc et dont l'autre extrémité porte le poids UC ; une poulie se trouve entre les deux extrémités. Celte corde représenle le muscle Ujjtoarvtliénoïde. Une corde attachée au milieu de bc et passant sur une seconde poulie au poids A représenle le muscle crieo-arytliénoide. 11 est évident que quand la laine de bois bc est abaissée en ai la bande élastique ab se trouve étendue.
de l’autre, et une paire de muscles forts, qui vont de leur base à l’angle rentrant du thyroïde le long des cordes vocales — les muscles thyro-arythénoïdiens — tendent à tirer en haut les cartilages thyroïdes quand ils ont été abaissés par les muscles crico-thyroïdiens.
Quand les muscles arythénoïdes postérieurs, qui passent entre les deux cartilages arythénoïdes se contractent, ils
se rapprochent l’un de l’autre ; ils rapprochent aussi les extrémités postérieures des cordes vocales et leur font des bords parallèles. Les muscles expirateurs chassent l’air du poumon à travers le larynx, et une note musicale se produit.
‘25. Toutes choses d’ailleurs égales, la note musicale sera haute ou basse, selon que les cordes vocales seront tendues ou relâchées ; or, ceci dépend de la prédominance relative de la contraction du muscle crico-thyroïdien ou du thyro-arytliénoïdien. Car, lorsque les muscles thyro-arythénoïdiens sont tout à fait contractés, le cartilage thyroïde sera tiré en haut aussi loin qu’il peut aller et les cordes vocales seront relativemant relâchées, tandis que, quand les muscles crico-thyroïdiens sont tout à fait contractés, le cartilage thyroïde sera abaissé autant que possible et les cordes vocales seront plus tendues.
Vétendue d’une voix quelconque dépend de la difféférence de tension qui peut être donnée aux cordes vocales dans ces deux positions du cartilage thyroïde. La justesse du chant dépend de la précision avec laquelle le chanteur peut volontairement ajuster les contractions des muscles thyro-arythénoïdiens et crico-thyroïdiens, de façon à donner à ces cordes vocales la tension exacte à laquelle leurs vibrations donnent ces notes demandées.
D’un autre côté, la qualité de la voix, soprano, basse ou ténor, dépend de la forme particulière du larynx, de la longueur primitive des cordes vocales, de leur élasticité, de la résonnance des parties avoisinantes, etc.
Ainsi les hommes ont des voix plus graves que les enfants et les femmes, parce que leurs larynx sont plus grands et leurs cordes vocales plus longues ; d’où il suit que, quoique également élastiques, elles vibrent moins rapidement.